Le sport, source de pérennité

Plus de 60 pc des adultes à travers le monde ne font pas suffisamment d’exercice physique et le potentiel qu’offre le sport en matière de développement demeure largement inexploité, affirme un nouveau rapport des Nations Unies sur le Sport et le Développement. Le rapport doit déboucher sur l’adoption d’une résolution à l’Assemblée générale de l’ONU. Le projet prévoit notamment de proclamer l’année 2005 (ou 2006), année internationale du sport et de l’éducation physique. Le monde pourrait être « moins dangereux » , et « le potentiel du sport pour le développement est encore largement inexploité », déplore le rapport établi par 10 agences onusiennes sous la double supervision d’Adolf Ogi, Conseiller spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sport et ancien Président de la Confédération helvétique et Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF. Selon ce rapport de 36 pages, transmis mercredi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York et dont les grandes lignes ont été présentées à la presse à Genève, l’activité physique est un moyen peu coûteux de prévenir les maladies, d’améliorer les performances dans l’éducation et d’éviter les conflits sociaux. Intitulé «le sport au service du développement et de la paix : vers la réalisation des objectifs du millénaire», ce rapport, le premier du genre, assure que le manque d’exercice est la cause directe de 1,9 million de décès chaque année et contribue à développer des maladies provoquées par la pression artérielle, un taux de cholestérol trop élevé et l’obésité. Un tiers des adolescents, surtout les filles, ne sont pas suffisamment actifs physiquement, note le rapport, qui indique qu’un dollar dépensé pour l’éducation physique se traduit par une économie de 3,2 dollars en matière de santé. Selon le rapport, le manque d’exercice physique coûte aux Etats-Unis 75 milliards de dollars par an. Pour le rapport, le sport est un facteur de développement économique. Au niveau mondial, il représente un chiffre d’affaires de 36 milliards de dollars avec un taux de croissance de 3 à 5 pc par an. Pourtant, l’éducation physique reste trop marginale dans 126 pays, parce qu’elle est considérée à tort comme improductive et non essentielle à l’éducation. Et cela, en dépit du fait que des études ont démontré que les enfants âgés de 6 à 12 ans, qui ont au moins cinq heures d’activité physique par semaine, ont de meilleurs résultats que ceux qui pratiquent le sport une heure par semaine.

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