Le sursaut de la JSM

Le sursaut de la JSM

Au milieu de la semaine dernière, la Jeunesse d’Al Massira a créé la surprise en venant à bout d’un des plus grands clubs du championnat national, le Raja en l’occurrence. L’équipe de Laâyoune, qui accueillait son homologue casablancaise au stade Cheikh Laghdaf à l’occasion d’un match retard de la 14ème journée, a frappé fort en l’emportant par deux buts à zéro signés Mohamed Fidadi (7ème) et Adil Hliouat ( 58ème).
Une semaine auparavant, les poulains d’Abdelkhalek Louzani avaient renoué avec la série noire des résultats négatifs qu’ils vivaient depuis le début de la saison en venant à bout de l’OCK, devant leur public également. Le week-end dernier, ils sont revenus de leur déplacement à Marrakech avec un nul précieux (0-0). Ces résultats ont permis à l’équipe de Laâyoune de se soustraire de la zone de turbulences où elle évoluait au fil des journées. «Cela fait près de trois mois que j’ai pris en main cette équipe.
L’essentiel de mon travail s’est effectué au niveau de l’effectif, rajeuni, et de sa stabilité », explique le cadre technique national, avant d’ajouter, très réaliste : « Les derniers résultats sont un indice qui reflète une nette amélioration du moral des troupes sans plus. Tout le monde au sein de la JSM est conscient que tout reste à faire ».
Ce regain de confiance n’est pas sans voiler les problèmes dans lesquels le club patauge depuis le début de la saison. C’est que ce sursaut d’orgueil de l’équipe pourrait ne pas faire que des heureux au sein du comité de la JSM devant les primes importantes à payer aux joueurs et au staff technique. Pour la seule victoire contre les Rajaouis, le club doit débourser la somme de 125.000 DH en primes pour les joueurs et le staff technique (5.000 DH chacun). Après la victoire face aux Khouribguis, ces derniers devaient percevoir 3000 DH chacun et 1.500 DH après le nul de dimanche dernier. Des sommes que le comité du club se trouve dans l’incapacité de payer vu la situation financière délicate qu’il vit. La Jeunesse d’Al Massira ne compte en effet qu’un seul sponsor, la société Petrom, qui verse un million de dirhams à la caisse de l’équipe. Cette dernière n’en a perçu que la moitié.
Les autres ressources du club, provenant d’une aide des Forces Auxiliaires (800.000 DH), des oeuvres sociales de la wilaya de Laâyoune (300.000 DH), du ministère de l’Intérieur (1.000.000 de DH) et de la société Atlas Sahara (250.000 DH), demeurent insuffisantes face aux dépenses exorbitantes auxquelles la JSM doit faire face chaque semaine.
Pour un match à l’extérieur par exemple, l’équipe parcourt en moyenne quelque 4000 km. Résultat : le club de Laâyoune souffre, comme c’est d’ailleurs le cas pour ses homologues du championnat de première division du Groupement national de football (GNF I), d’un déficit permanent. La JSM a en effet bouclé l’exercice 2002-2003 avec une comptabilité déficitaire de quelque 800.000 DH. Un déficit qui a atteint, pour les seules 18 journées qui se sont déroulées pour le compte de la saison 2003-2004, 400.000 DH.

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