Le WAC truste une 9ème Coupe du Trône

Présidée par SAR le Prince Moulay Rachid, la finale de la Coupe du trône (2000/2001) a été une sorte de très long round d’observation. L’enjeu a fait que l’on a assisté à un match au rythme assez lent et d’où la prise de risque a été quasiment absente. Le principal souci était de ne pas commettre d’erreurs. Les coachs des deux finalistes ont opté pour la prudence, freinant quelque peu par leur choix tactique, les velléités des attaquants. Et se préoccupant surtout de ne pas laisser d’espaces derrière.
Côté WAC, cela était visible notamment au niveau du capitaine Lahcen Abrami qui n’a pas procédé à ses montées offensives habituelles, se limitant à un strict rôle défensif. De son côté, le revenant Rachid Daoudi n’a pas paru au mieux de sa forme, ce qui l’a poussé à jouer plutôt la cheville. Et cela lui vaudra un avertissmnt à la 51ème minute. Les Massistes procédaient exactement de la même façon.
Les deux coaches s’appuyaient sur leurs défnses expérimentées, dirigées par les deux gardiens des Lions de l’Atlas… Au bout du compte, les spectateurs ont eu droit à un match assez soporifique, notamment en première mi-temps, où la majeure parti du jeu se faisait en milieu de terrain. Durant le premier half, le MAS a opéré à un léger pressing, qui s’est avéré infructueux, tant la prise de risques était minimale de part et d’autres. Même des attaquants talentueux tels Camacho (MAS) ou Aït El Arif (WAC), seront mis sous l’éteignoir. En seconde mi-temps, le rythme n’a guère évolué, mais on assistera à quelques timides tentatives, notamment de la part du capitaine fassi Hassi, qui d’un joli tir appuyé du pied gauche obligea le gardien Tarek El Jarmouni à détourner en corner. C’est alors que le WAC sembla prendre les choses en main et une tête plongeante de Rédouane Allali trouvera le montant des bois de Abdelilah Bagui. Puis, Oscar Fullone, le coach argentin du WAC fera entrer en jeu Janabi et Laansri. Par leur vivacité, ces derniers allaient porter le danger devant les buts du MAS, aidés en cela par un Allali pas encore au top de sa forme et Erraji, l’attaquant qui monte. Et c’est sur un score vierge que les deux finalistes se séparèrent à l’issue du temps réglementaire.
Assez éprouvés physiquement, les hommes du coach roumain Aurel Teaclanu opteront pour des tirs de loin, alors que le Wydad de Casablanca préfèrera faire circuler le ballon en essayant de procéder par des combinaisons de passes en triangle. Et c’est sur l’une d’elles que Laânsri tuera le match à la 114ème minute et permettra aux supporters wydadis de laisser éclater leur joie et à Lahcen Abrami de brandir la neuvième Coupe du Trône de l’histoire des Diables Rouges.

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