Lens : Profil d’un champion

A onze matches de la fin de la saison, Lens possède huit longueurs d’avance sur Lyon. Quatre ans après son dernier sacre, le club va tout droit vers le troisième titre de champion de France de son histoire. Avant d’en arriver là, les hommes de Joël Muller devront se déplacer à six reprises d’ici le 4 mai. Pour son dauphin rhodanien, Lyon, la proportion sera inverse avec six matches à Gerland (PSG, Troyes, Monaco, Lorient, Montpellier et Lens) pour cinq voyages (Rennes, Sochaux, Lille, Auxerre et Bordeaux). Si les partenaires de Jean-Guy Wallemme n’affichent pas les mêmes dispositions offensives que leurs rivaux lyonnais, leurs bases arrières sont en revanche très stables (avec 15 buts encaissés, la défense lensoise est la meilleure du championnat). Les incidences de la CAN n’ont pas modifié le rapport de force. Alors que cette compétition pouvait s’annoncer délicate à gérer pour les Artésiens avec les départs en sélection d’El-Hadji Diouf, Ferdinand Coly, Pape Sarr, Bouba Diop et Adama Coulibaly, les Lensois ont su préserver leur matelas de points. Sans faire preuve de génie, ils ont dominé mercredi une équipe sochalienne, coupable de deux erreurs grossières. Surtout aussi bien face à Sochaux que Monaco, les Artésiens ont ouvert très rapidement le score (4e minute contre les Doubistes, 9e minute face à l’ASM). Autrement dit, ils possèdent le réalisme d’un champion. Personne parmi l’effectif nordiste ne clame encore sur tous les toits que Lens sera le successeur au palmarès du FC Nantes. «On ne va pas crier victoire tout de suite !», avertissait Guillaume Warmuz sur le site officiel du club. Mais seul un nul et les Lensois s’assureraient quasiment une place en Ligue des Champions. Déjà une belle performance au vu des objectifs de début de saison : une place dans les sept premiers.

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