L’équipe nationale quitte prématurément la CAN

L’équipe nationale quitte prématurément la CAN

Les lions de l’Atlas quittent la compétition continentale de la CAN 2008 à l’issue de leur défaite face au Ghana par deux buts à zéro. Une grande désillusion pour tous ceux qui ont cru au miracle des comptes alambiqués et qui ont maintenu l’espoir jusqu’à la dernière minute. En encaissant deux buts sur des fautes d’emplacement et de couverture le groupe aligné par Henri Michel a fait preuve d’un amateurisme béant. Sans grande conviction et sans réelle volonté de vaincre, nos représentants n’ont rien fait pour séduire et s’imposer. Ils ont suivi en spectateurs les prouesses techniques des Muntari, Essien ou Agogo. En aucun moment, nos joueurs n’ont alarmé un gardien en repos total. Durant toute la seconde période, le gardien Kingston n’a été inquiété qu à la toute dernière minute lorsque Hajji dans un dernier sursaut d’orgueil a cadré le seul tir de ce half. Pourtant, tout a bien commencé pour les nationaux lorsque Bassir, dès la troisième minute, sur une incursion de la droite cadre un superbe tir sec arrêté en deux temps par le gardien Kingston. De son côté, Lamyaghri détourna somptueusement un coup franc bien botté par Muntari à la 15ème. Un premier quart d’heure équilibré avec un jeu concentré au niveau de la ligne médiane et une confiance qui semblait s’installer dans le camp marocain. Et puis c’est l’éboulement total. Et comme lors des précédentes rencontres la défense marocaine encaisse sur balle arrêtée à la 26ème. Muntari feinte de tirer mais sert en profondeur Essien qui prend de vitesse Rbati complètement dans les nues pour récupérer le ballon et le placer aisément dans la cage d’une reprise croisée. Ahurissante comme faute de marquage et de couverture de zone. Les Lions de l’Atlas tentèrent alors de réduire la marque et c’est encore l’infatigable Bassir qui perce sur son flanc 29ème . Anane le bascule et la faute fut signalée. Safri se chargea de la transformation ajuste une balle bien enroulée dans le petit carré ghanéen. Painstil, le deuxième stoppeur, marque contre son propre camp, mais à la surprise générale l’arbitre Modou Sowe (Gambie) signale un hors jeu des plus fantaisistes et prive les Lions d’un but valable. Tout allait basculer alors de nouveau et le doute s’installa pour de bon dans le groupe qui avait besoin d’un joueur pour tempérer les ardeurs et calmer le jeu. Un joueur expérimenté de la trempe de Talal Karkouri par exemple. Car à l’opposé de toutes les équipes que nous avons rencontrées dans cette CAN, on n’avait pas un meneur de jeu sur le terrain. C’est une lacune stratégique expliquent les techniciens du football. Et alors que les deux formations s’apprêtaient à quitter le terrain pour le repos, Ouaddou échoue dans sa tentative de neutraliser le débordement d’Agogo. Essien en embuscade entame une parfaite conduite de balle au pied et sert Muntari qui, de la gauche, fustige le keeper marocain avec la complicité de Rbati qui déséquilibre son propre gardien en essayant de contrer le tir. Une énième erreur défensive sur le plan de la couverture mutuelle et de la solidarité de zone. En plus, la déconcentration a été fatale du moment que quatre défenseurs n’ont pas pu neutraliser deux attaquants. La seconde période allait connaître le même scénario malgré les changements opérés avec l’entrée de Sektioui 46ème et Zerka 55ème. En somme, un jeu décousu qui a sombré dans les tentatives individuelles au lieu d’affermir l’apport collectif. Les trois lignes marocaines semblaient égarées et sans réelle cohésion. Une défense trop attentiste, des attaquants, sans punch et sans imagination, signalés une dizaine de fois en position de hors jeu. Nos demis perdaient facilement leurs duels, dépourvus d’inspiration au niveau de la récupération, et de la fluidité dans le jeu. Commentant la prestation de son équipe, Henri Michel n’a pas épargné ses joueurs en mettant tout sur leurs dos. «Le constat est sévère, c’est un échec. Il y’a un écart de classe entre le Ghana et nous. C’est un leurre de faire croire aux joueurs qu’ils peuvent gagner la Coupe des nations africaines avec les potentialités qu’ils ont», a-t-il répété lors de l’habituelle conférence de presse qui suit la rencontre. Et d’ajouter «qu’on n’a pas été suffisamment présents sur le terrain» ; tout en ressassant que «les joueurs n’ont pas réussi deux passes d’affilée et qu’il faut analyser ce qui a été fait de bien et de mal. Chercher les qualités et les faiblesses de cette équipe et trouver les solutions pour avoir une équipe compétitive dans quelques mois», a-t-il conclu.

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