Les assises de l’espoir

Pour retrouver sa place, reconquérir le monde arabe et africain, le handball marocain se mobilise. Les acteurs de ce sport se retrouveront, dimanche prochain, à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération royale marocaine de Hand-ball pour diagnostiquer les maux de cette discipline. Moment tant attendu par les clubs. Aux yeux du président de la fédération, Abdelmoumen El Jouhari, la situation n’est pas aussi critique. Mais, elle demeure difficile à cause des conditions financières des clubs. L’exemple le plus frappant est la salle du grand club du FUS, sans électricité depuis plusieurs semaines. Et ce n’est pas tout. La salle du Stade marocain aussi.
Et l’on peut multiplier les exemples. Ces assises seront également l’occasion pour le représentant du département du Sport, le représentant du CNOM (Comité national olympique marocain) et les représentants des clubs de mettre sous la loupe le bilan de la saison écoulée, mais il y sera surtout question de la formation et de la santé financière des clubs. Le handball national, considéré depuis longtemps comme le parent pauvre du football, ambitionne de retrouver le niveau international. Pour M.Tatbi, président de la commission de l’arbitrage, une vraie volonté existe, mais les moyens financiers et techniques font défaut. « Le plan de la relance est ambitieux. Les bonnes volontés existent, mais il nous faut des moyens financiers pour mettre en place notre plan d’action. Le programme de notre élite est chargé aussi bien chez les jeunes que les seniors. Le championnat national accuse un retard par rapport aux années précédentes. Nous espérons gagner la confiance des sponsors», a-t-il révélé.
Pour le président de la Fédération royale marocaine de Handball, Abdelmoumen Jouhari, la nouvelle équipe fédérale aura pour principale mission la formation des cadres techniques et administratifs. «Nous allons nous retrouver pour répertorier les mots et renouveler les instances. Cette saison, le bureau fédéral élu doit veiller à la formation des cadres techniques et administratifs», a tenu à préciser ce dernier. Cette formation devrait permettre à cette discipline de se doter de nouvelles formes de gestion, de reconvertir d’anciens internationaux dans la formation des jeunes catégories ainsi que d’ouvrir des écoles pour les sous minimes et les minimes.
«À cela s’ajoute la formation des arbitres», a ajouté Jouhari. Rendez-vous, donc, le deux janvier prochain pour établir avec franchise un diagnostic détaillé de tous les maux dont souffre le handball national. Maux auxquels il faudrait absolument trouver les remèdes nécessaires. C’est la seule solution pour la relance et le développement de la petite balle orange.

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