Les champions du monde sans pires

Coup dur pour Roger Lemerre, sélectionneur de l’équipe nationale de France, et Arsène Wenger, manager du club anglais d’Arsenal. Le milieu de terrain des champions du monde, Robert Pires, victime d’une rupture d’un ligament antérieur du genou lors des quarts de finale de la Cup, samedi dernier, face à Newcastle, sera absent des terrains pour au moins deux semaines.
Pis encore, incertain, jusqu’à dimanche, l’international français a confirmé son forfait pour la prochaine coupe du monde, qui aura lieu, cet été, au Japon et en Corée du Sud. « Je sais que je regarderai la Coupe du monde comme vous en dehors du terrain », a lancé Robert, dit Rob. «C’est vrai que cela fait mal car c’est la compétition que tout footballeur veut disputer ». Et d’ajouter. « Cela dit je ne vais pas pleurer sur mon sort. C’est comme ça. Il y a un moment où il faut être philosophe. Jusqu’à présent, j’avais été épargné par les blessures. Cela prouve simplement que ce genre de malheur peut arriver à tout le monde ».
Certes, Arsenal a surclassé Newcastle par 3-0, mais il a perdu l’une de ses pièces maîtresses pour le reste des compétitions. L’un des acteurs de la « Frensch touch » s’est blessé en voulant éviter un tacle. «Je pense que sur cette action, je ne suis pas assez vigilant. Au moment où je saute, je ne suis pas prêt à me réceptionner », a-t-il raconté. Il faut dire que le cumul des matchs et la surcharge de compétition y étaient pour beaucoup. «Dans ma tête, je ne suis pas assez fort. Il y a un moment d’inattention. La fatigue s’est un peu accumulée et le genou lâche », explique l’ex-joueur de Metz. Lors d’une conférence de presse avant le match amical de préparation au Mondial contre l’Ecosse, Roger Lemerre avait souligné la fragilité de certains joueurs en raison du grand nombre de matches disputés depuis le début de la saison. « Je ne veux pas mettre en cause des personnes ou un organisme. Il y a peut-être une petite surcharge de compétition, mais cela dit j’aime jouer des matchs tous les trois ou quatre jours et je n’ai pas changé d’avis aujourd’hui », a précisé le milieu de terrain des Gunners.
Les tests médicaux effectués, lundi, à Strasbourg ont révélé que le champion d’Europe devra subir une intervention chirurgicale. Mais la date n’a pas encore été fixée. « Une rupture du ligament nécessite une intervention chirurgicale. Au début je pensais que cela serait moins grave », fait-il remarquer.
Maintenant que le forfait de Pires a été confirmé, les champions du monde devront compter sur les Wiltord, Trezeget, Henry et autres pour défendre leur titre. « Le plus important est qu’ils la jouent et qu’ils la remportent une deuxième fois. Je suis sûr qu’ils le feront et nous vous inquiétez pas, je reviendrai bientôt et encore plus fort », promet le Londonien, qui malgré ses vingt mois à Arsenal, parle encore mal l’anglais !

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *