Les chances du Maroc

Plusieurs techniciens marocains s’accordent à qualifier  de "sommet footballistique à chances égales", la rencontre qui opposera samedi  prochain au stade de Radès à Tunis, les  équipes marocaine et tunisienne pour  le compte de la 10ème et ultime journée des  éliminatoires combinées du Mondial  et de la CAN 2006 (groupe 5). Sans verser dans un optimisme béat, ils estiment que les poulains de  Baddou Zaki peuvent réussir cette performance qui ne leur est pas étrangère et  qui a la particularité d’être "très difficile mais pas du tout impossible". Dans une déclaration à la MAP, Abdelkhalek Louzani, ancien entraîneur national, explique que les Lions de l’Atlas conservent toute leur chance de   décrocher leur billet pour la phase finale de la Coupe du monde en Allemagne,   même si l’affrontement de samedi prochain "ne semble pas une mince affaire et  reste ouvert à tous les pronostics".
Pour lui, l’équipe marocaine dispose de potentialités énormes et compte dans   ses rangs des joueurs professionnels et expérimentés. De telles rencontres sont habituellement entourées de plusieurs expulsions. Des blessures arbitrales qui s’avèrent parfois sévères.  Même Hamidouch, ancien entraîneur de l’équipe nationale, estime que les protagonistes subiront la pression du match. Il a, toutefois, observé que l’équipe nationale manque d’un véritable meneur de jeu et d’un attaquant  percutant capable de renverser la vapeur à tout  moment.
Dans la même foulée, Hamidouch rappelle que toute rencontre a ses propres  conditions et que le résultat dépend du degré de préparation de chaque équipe  aux niveaux physique, psychologique et tactique.
Pour lui, une victoire dans l’antre des Tunisiens requiert "un commando"  compétitif et capable de gérer habilement le match, notamment dans les moments  critiques, et de supporter la pression du public et de l’équipe adverse. Saïd El-Kheider, ex-coach de la sélection olympique, abonde dans le même sens et estime que les nationaux ont de grandes chances de l’emporter pourvu qu’ils gèrent la rencontre comme il faut et "qu’ils soient préparés mentalement et prêts à défendre les couleurs nationales, une noble mission qui reste en dessus de toute considération". L’équipe tunisienne joue avec un schéma tactique "connu d’avance" et il faut exploiter ses points faibles, surtout au niveau défensif, en alignant des attaquants véloces, tout en maîtrisant sa ligne d’attaque conduite par Dos Santos, précise celui qui a conduit en 2000 la sélection olympique marocaine qui avait participé aux JO de Sydney et largement battu son homologue tunisienne (4-2) à Tunis.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *