Les clubs italiens en perte de vitesse

Finie l’époque de l’hégémonie des clubs italiens sur la scène footballistique européenne. Seuls l’Inter et le Milan sont encore en lice pour une coupe européenne (UEFA). Pour la Ligue des Champions de football, les chances de voir des équipes italiennes atteindre les quarts de finale se sont évaporées avec l’élimination, mardi dernier, du dernier représentant de la série A, l’AS Rome, par la redoutable formation anglaise de Liverpool. Pour la deuxième année consécutive, l’Italie sort de la Ligue des Champions par la petite porte.
Chose qui vient confirmer encore une fois que les équipes italiennes sont en perte de vitesse. En fait, depuis la victoire de la vieille dame en 1996, seule formation italienne à avoir franchi le cap des quarts de finale depuis sept ans, le football italien est en chute libre.
Ainsi, depuis deux ans, sur les quatre représentants du Calcio, le premier est éliminé au troisième tour préliminaire (Inter de Milan l’an dernier, Parme cette saison), le deuxième n’a pas pu passer la première phase (Juventus l’an dernier, Lazio Rome cette saison) et les deux derniers tombent dès la deuxième phase (Lazio et Milan AC, puis Juventus et AS Rome).
Ceci expliquant sans doute cela, plusieurs vedettes ont quitté le Calcio à destination de l’Espagne et de l’Angleterre, les nouvelles places fortes du football européen.
Le départ de Zinédine Zidane cette saison, de la Juventus Turin au Real Madrid, en est l’illustration parfaite de l’exil des stars qui, pour le même salaire voire plus, peuvent s’épanouir dans des championnats considérés comme plus spectaculaires.
Les exemples font légion : Marcel Desailly (Milan AC puis Chelsea), Thierry Henry (Juventus puis Arsenal) ou encore Juan Sebastian Veron (Lazio puis Manchester United). À l’exception, du franco-argentin David Trezeguet, le buteur de la Juventus, la majorité des champions du monde français évoluent en Angleterre et, dans une moindre mesure, en Espagne.
Le Calcio n’est plus une place attractive. Et pour cause : le résultat prime sur le spectacle et un froid réalisme basé sur une très stricte culture défensive ne laissant aucun espace aux attaquants. Ce sont là les deux contraintes pratiquement imposées aux meilleurs clubs de la série A. Sans s’en rendre compte, le football italien, tout en recrutant à tour de bras des dizaines de joueurs européens de haut niveau peu ou mal utilisés, est en train de perdre sa devise «Forza Italia » !

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