Les défis de Fakhreddine

Aujourd’hui Le Maroc : Pourquoi avoir signé au KACM ?
Fakhreddine : J’ai été contacté, l’été dernier, par plusieurs équipes. Mais il me fallait un nouveau défi à relever, car j’aime la difficulté. Essayer de surmonter les obstacles qui se dressent sur mon chemin me motive davantage, parce que j’estime que les hommes qui réussissent sont ceux qui relèvent les grands challenges. Pour ce qui est de ma signature, j’ai été honoré qu’un club comme le KACM fasse appel à mes services. Les dirigeants étaient vraiment enthousiastes à l’idée de me faire recruter. Ils ont trouvé les mots justes et leur discours était vraiment motivant.
Comment jugez-vous le bilan du KACM après trois mois de compétition ?
L’équipe est dans la moyenne. Le bilan n’est ni positif ni vraiment négatif. C’est correct, sans plus. Cette saison, le KACM compte plus de points que l’année dernière à la même époque. On aurait sûrement dû faire mieux, mais à chaque fois, l’équipe n’arrive pas à gérer l’avantage. Ceci s’explique par plusieurs raisons notamment la jeunesse de l’effectif et le manque d’expérience.
Les derniers résultats du KACM vous ont-ils rassuré ?
Le groupe a du potentiel et je suis convaincu qu’il va continuer à le démontrer. Pourquoi ne pas être rassuré ? Etre dans la première moitié du tableau classement avec une rencontre en moins et une seule défaite sur dix matchs joués, c’est plus que rassurant. Peu de gens croyaient en nous en début de saison et aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à supporter l’équipe.
Vous avez la réputation d’être un homme de caractère sur le terrain. L’êtes-vous également à l’extérieur ?
Plus sérieusement, je ne vois pas pourquoi je changerais ma manière d’être. Si je changeais, ce serait le signe d’un manque de caractère. Je suis très fier de cet intérêt qu’on manifeste à mon égard. Certaines personnes veulent me donner une étiquette. Personnellement, j’ai toujours se de dont je suis capable de faire. Je me voue entièrement à mon travail et c’est ce qui compte à mes yeux.
Le Maroc est de nouveau candidat à l’organisation de la coupe du monde 2010. Verdict le 24 mai 2004 à Paris. Avons-nous des chances de l’emporter cette fois-ci ?
Comme l’Afrique serait l’hôte du Mondial 2010, je pense que cette coupe du monde s’organisera chez nous. Ce serait une bonne chose pour l’avenir économique de notre pays. Le Maroc est capable de relever le défi. La concurrence serait particulièrement dure et l’Afrique du Sud, candidat malheureux du mondial 2006, est un adversaire sérieux. On devrait travailler dur comme l’avait dit, Saâd Kettani, président-délégué du comité de candidature au Mondial 2010. Travailler non seulement pour avoir cette organisation mais pour la modernisation de tous les secteurs économiques de notre pays.
Après les deux dernières rencontres amicales de l’équipe nationale, comment évaluez-vous ses chances à la CAN 2004 en Tunisie ?
La grande force de cette équipe nationale, n’est autre que Baddou Zaki, son entraîneur. Il fait du bon travail. J’estime qu’il fait tout pour reconstruire l’équipe qui est en plein renouveau. La sélection nationale démontre une qualité de jeu qui lui a valu une forme de reconnaissance. Mais Zaki a besoin de garanties pour poursuivre sa tâche. On devrait l’aider. Pour ce qui est de nos chances à Tunis, nous les défendrons de la plus belle manière en concurrence avec les autres pays, prétendant au titre.

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