Les derniers demi-finalistes

Les Red Devils n’ont pas connu de frayeur face au Deportivo La Corogne, s’imposant notamment grâce à deux buts du remplaçant Solskjaer (3-2). Vainqueurs 2-0 au Riazor, après avoir réalisé l’un de leurs meilleurs matches européens cette saison, les Red Devils devaient tout de même se méfier du Deportivo La Corogne.
Lors de la première phase, les Galiciens s’étaient en effet payé le luxe de repartir d’Old Trafford avec les trois points (3-2). Un incident de jeu allait modifier les données de la rencontre. Déjà violemment taclé par Diego Tristan à l’aller, David Beckham était fauché par Duscher. Le «Spice Boy», soigné pendant de longues minutes, a cédé bien malgré lui sa place à Solskjaer. Celui que l’on surnomme «SuperSub» (le super remplaçant) n’a mis que deux minutes avant de frapper. Un premier but.
Les Espagnols devaient alors inscrire trois buts, ce qui s’apparentait à une mission impossible. Lancé par Veron, Solskjaer s’est retrouvé seul face à Molina, expédiant le ballon sous son ventre dans un angle fermé. Et de deux pour lui. Sentant que la qualification leur glissait entre les doigts, les Galiciens se mettaient à multiplier les mauvais gestes et les contestations. Sur coup franc, Djalminha sauvait l’honneur des siens en réduisant la marque dans les arrêts de jeu.
Entre-temps, Ryan Giggs avait confirmé le succès anglais. Les fans des Red Devils, qui s’apprêtent désormais à accueillir le Bayer Leverkusen, ne peuvent que prier pour que David Beckham participe à cette double confrontation. Sévèrement touché à la cheville, on craint d’ores et déjà une fracture, ce qui pourrait le priver de la fin de la saison, voire de la Coupe du monde.
Au terme d’une rencontre peu prolixe en occasions, le Real Madrid, quant à lui, est parvenu à inscrire le but libérateur face au Bayern Munich, synonyme de qualification pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Les Merengues effacent ainsi la déception de l’an passé. Avec un but à remonter, il était clair que le Real jouerait d’entrée la carte de l’offensive. Un début de rencontre des plus tendus. Dominé pendant trente minutes, le Bayern avait prouvé dans le dernier quart d’heure qu’il pouvait lui aussi se montrer dangereux.
La seconde période est partie sur les mêmes bases que la première : le Real dominait mais la ligne défensive du Bayern (quatre défenseurs et cinq milieux) faisait face. C’était avant qu’une magnifique frappe de Zidane ne s’écrase sur la transversale. La tension, déjà bien palpable, montait alors d’un cran. Bernabeu n’avait besoin que d’un but pour définitivement exploser : il l’a obtenu lorsque Helguera a poussé dans le but vide un centre tendu de Roberto Carlos. Raul a permis à Guti d’inscrire le second but du Real. Les Allemands étaient KO. Eliminée l’an passé par le Bayern à ce même stade des quarts de finale, la «Maison Blanche» peut enfin savourer sa revanche. Une demi-finale de feu face au Barça l’attend maintenant.

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