Les favoris passent, les autres cassent

Les têtes de série numéro 1 du tournoi de Wimbledon, qui en est à sa 116e édition, ont confirmé leur statut de favoris. Pour beaucoup d’autres, c’est le départ sans retour aux vestiaires.
L’Américaine Venus Williams et l’Australien Lleyton Hewitt, têtes de série n°1, n’ont eu aucun mal à passer le cap des huitièmes de finale, n’ayant concédé aucun set face à des adversaires incapables de leur résister. Williams n’a mis que 48 minutes pour se débarrasser de sa compatriote Lisa Raymond en deux manches (6-1/6-2) et faire un pas supplémentaire vers un troisième titre consécutif sur le gazon anglais. «C’est vraiment agréable de gagner ici. Je sais ce qu’il faut pour vaincre. J’ai l’expérience», a commenté Venus. Et comme c’est une affaire de famille, sa soeur Serena, qui est également sa partenaire en double, s’est qualifiée en écartant en deux sets (6-3/6-3) une autre Américaine, Chandra Rubin.
La partie a été arrêtée pendant près de deux heures par une forte averse, après une première semaine sèche et qui a fait craindre une interruption définitive du jeu sur le All England Club. Côté messieurs, Hewitt a joué avec les nerfs du Russe Mikhaïl Youzhny, parfois brillant mais souvent désorienté par le jeu de défense du numéro un mondial, qui n’a encore concédé aucun set dans le tournoi. Youzhny, 20 ans, a été battu 6-3 6-3 7-5. Boris Becker, l’ancien plus jeune vainqueur du tournoi, est même allé dans sa chronique pour le Times, jusqu’à faire de Hewitt son favori pour la victoire finale.
Si Amélie Mauresmo et Monica Seles, respectivement têtes de série n°9 et n°4, n’ont pas tremblé, n’abandonnant que quatre jeux à leurs adversaires, et que la situation est beaucoup plus tranquille dans le tableau du simple dames, où 12 têtes de série restent qualifiées, beaucoup d’autres joueurs ont fait les frais d’une édition qui s’est transformée, sans crier gare, en un joli massacre.
Sur les 32 têtes de série, pas moins de 25 sont tombées dans le tableau du simple messieurs. Désormais, il n’en reste plus que deux, Hewitt et le Britannique Tim Henman (N° 4), parmi les seize premières. Finaliste à Roland-Garros, l’Espagnol Juan Carlos Ferrero (N°9) a été sorti dès le deuxième tour. Le doublé réalisé par le Suédois Bjorn Borg, en 1980, est toujours imbattable. Principales victimes : les Américains. Ils étaient quatorze au départ. Il n’en reste plus aucun. A commencer par le septuple champion de Wimbledon, Sampras (N°6) qui est passé à la trappe avec tous les autres dès le deuxième tour, battu par le 145e mondial. L’absence de la moindre goutte de pluie pour la première fois depuis 1995, durant toute la semaine et qui a réservé ses foudres jusqu’aux matchs des quarts, semble y être pour beaucoup. Mais il y a aussi, et surtout, l’effet d’une fatigue générale, due à l’intervalle très réduit qui sépare deux des compétitions tennistiques les plus prisées au monde : Rolland Garros et Wimbledon. Imposer deux tournois du Grand Chelem parfaitement opposés à quinze jours d’intervalle, n’est-ce pas une décision à revoir?

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