Les joueurs du CODM en grève

Tout a commencé le 17 janvier dernier. Les joueurs du CODM de Meknès décident de bouder les stades. Une grève qui se poursuit jusqu’à ce jour et dont les raisons ne sont autres que pécuniaires. Les joueurs du club revendiquent leurs arriérés de la saison écoulée et qui s’élèvent à 169.000 dirhams, dont 109.000 dirhams de primes de matchs ainsi que deux primes de rendement d’une valeur de 7.000 dirhams pour chacune d’elles. Les mêmes revendications avaient déjà conduit les joueurs du CODM, à maintes reprises, à la grève des entraînements des saisons durant. La dernière en date a eu des conséquences fâcheuses sur le fonctionnement de l’équipe. Mis devant le fait accompli, le club a été contraint d’aligner une équipe de jeunes lors de la dernière rencontre face à l’Olympique de Khouribga. Le résultat en a été la défaite des Meknassis par deux buts à zéro. Logique. Pis encore, les dirigeants du club ont décidé de suspendre définitivement sept joueurs, considérés comme étant les instigateurs de ce mouvement de grève.
S’exprimant sur cette situation au cours d’un point de presse, organisé lundi dernier, Mohamed Kadari, président de comité dirigeant du CODM, s’est indigné et accuse.
Pour lui, ce n’est ni plus ni moins qu’un « acte irresponsable» qui va à l’encontre des « efforts » consentis pour mettre fin à la crise financière que traverse le club meknassi. Tout en avouant que les joueurs n’ont pas encore perçu les deux primes pré-citées, le responsable a déclaré qu’il s’agit d’une exception et que les salaires et les autres primes ont dûment été versés. Quant aux arriérés, Kadari a déclaré qu’ils seraient versés au cours du mois de février. Cela ne pourrait être possible qu’après la perception par le club de la deuxième tranche du montant de transfert du joueur Rachid Reggadi à l’équipe militaire.
La valeur de ce transfert est de 600.000 dh. Une situation qui en rappelle bien d’autres. Pas plus tard que le semaine dernière, les joueurs du Kawkab de Marrakech, s’étaient, eux aussi, mis en grève. Toujours pour la même raison. Ceci sachant que le KACM ne manque pas de ressources financières.
Les biens immobiliers du club s’élèvent à plus de 12 milliards de centimes. Il aura fallu qu’El Bahja soit de retour pendant le moins du ramadan dernier pour que ces équipiers puissent célébrer la fête de Aïd Al Fitr sans avoir à en pâtir. Il avait pris en charge toutes les dépenses que requiet cette fête. A ces deux équipes, s’ajoute aussi le Raja de Béni Mellal, la plus démunie de toutes les formations qui se disputent le championnat GNF1 au Maroc. Le club caracole, depuis de début de la saison, en bat du tableau et semble incapable de changer cette donne. La question à se poser désormais c’est si ces difficultés sont inhérentes à des problèmes financiers ou bien si c’est le résultat d’une mauvaise gestion dont les effets, telle une bombe à retardement, ont fini par exploser. Une question qui reste sans réponse, manque de transparence oblige.

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