Les lionceaux face à de sérieux adversaires

Les lionceaux face à de sérieux adversaires

Le sélectionneur national, Fethi Jamal, vient de connaître ses prochains adversaires en Coupe d’Afrique des Nations juniors. D’après le tirage au sort effectué, samedi dernier, au Palais des Congrès à Cotonou, le Maroc évoluera dans le groupe B, aux côtés de l’Egypte, tenante du titre, l’Angola et le Lesotho. Le groupe A, lui, comprendra, outre le pays organisateur le Bénin, les équipes nationales du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et du Mali. Pour cette 14ème édition, l’entraîneur de l’équipe nationale juniors, Fethi Jamal, affiche un double objectif : représenter dignement le ballon rond national et se qualifier pour le Mondial 2005, prévu du 10 juin au 02 juillet, aux Pays-Bas. Même si le Maroc figure dans un groupe un peu facile, le staff technique veut rester prudent.
Dans une déclaration faite à la MAP à l’issue du tirage au sort, Abdellah Idrissi, adjoint de Fethi, a estimé que « la sélection marocaine est bien armée et dispose d’atouts qui lui permettront de disputer ces joutes sans complexe, sans pour autant sous-estimer nos adversaires, car le temps des petites et grandes équipes est révolu». Allusion faite aux outsiders, l’Angola et, surtout, le Lesotho. Dans l’autre poule, en revanche, la concurrence pour la qualification s’annonce très rude, compte tenu de la taille des équipes qui composent ce groupe, le Nigeria, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Que des grands bonnets que les poulains de Fethi risquent de retrouver sur leur chemin en cas de qualification pour le second tour.
Certes, l’ambition affichée par le staff technique national est grande et légitime, mais ce ne sera pas facile, d’autant plus que pour décrocher son billet pour le Mondial aux Pays-Bas, il faudra atteindre le dernier carré. «Je souhaite que le Onze national puisse jouer les premiers rôles lors de cette compétition continentale et figurer parmi le quatuor des demi-finales, synonyme de qualification pour le prochain Mondial des juniors aux Pays-Bas », a déclaré Idrissi. Eliminé dès le premier tour à la CAN 2003 au Burkina Faso, le Maroc tentera de laver son affront et rééditer l’exploit de 1997, où l’équipe nationale, menée à l’époque par Rachid Taoussi, avait remporté à Meknès son premier sacre africain. La même équipe, composée de Termina, Saâd, Ramzi, Brazi, Sefri, Jebrane, Jermouni, Karbouch, Skitioui, pour ne citer que ces derniers, avait, par la suite, disputé le championnat du monde en Malaisie où elle s’est contentée des huitièmes de finale, après sa défaite face à l’Irlande, qui n’est autre que le finaliste de cette édition. Ce qui rend la mission beaucoup plus difficile pour le sélectionneur national c’est le refus de certains clubs étrangers, notamment Bordeaux, Saint-Etienne et Niort, de libérer les internationaux marocains : Karim Azizou, Nabil Zhar et Karim Miftal. Idem pour Salaheddine Sbâai, sociétaire du club belge de Charleroi, et Rachid Tiberkanine d’Ajax Amsterdam.
Des éléments-clés du Onze national. Un problème qui ne date pas d’aujourd’hui et auquel Fethi a été confronté durant les phases éliminatoires. Pour trouver un terrain d’entente avec ces clubs, Fethi Jamal s’est envolé samedi dernier à destination de la France, avant de rallier la Belgique et la Hollande, pour essayer de convaincre les dirigeants de ces clubs de libérer ces joueurs. Contrairement aux professionnels, qui bénéficient des dates FIFA pour disputer des matchs avec leurs équipes nationales, les juniors ne sont pas encore considérés comme des profs, mais plutôt comme des jeunes issus des centres de formations et, par conséquent, ne sont pas encore liés par des contrats. Autrement dit, s’ils jouent pour leurs équipes nationales sans l’accord de leurs clubs, ils risquent de payer cher leurs carrières professionnelles.

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