Les Lions Indomptables font la Une

«Lions Indomptables ? et de quatre», a titré l’hebdomadaire l’action, qui assure que le trophée continental ne pouvait pas échapper aux lions, donnés favoris dès le début de la compétition. «Le scénario de cette victoire était écrit et connu à l’avance», affirme sans complexe l’action. «Les seuls vrais lions!», souligne l’hebdomadaire global football à l’issue de la finale qui a vu s’affronter dimanche à Bamako l’équipe camerounaise aux «Lions de la Téranga» (Sénégal) jusqu’à la séance des tirs aux buts (3-2, 0-0 après la prolongation). Le tri-hebdomadaire mutations, à la Une duquel s’affiche une photo du joueur camerounais Samuel Etoo fils, levant les bras, en slip, après la victoire de son équipe, explique la «Success Story» des Lions Indomptables par «Une défense en fer et un collectif en béton».
« Jours de fête », titre pour sa part le quotidien gouvernemental Cameroun tribune, qui profite de cette victoire sportive pour appeler dans son éditorial les Camerounais à être des gagneurs. The Herald, trihebdomadaire de langue anglaise, a préféré de son côté raconter la longue nuit d’attente des fans qui ont dormi à l’aéroport international de Yaoundé pour accueillir dignement lundi les héros de Bamako.
L’euphorie de la victoire n’a toutefois pas empêché certains journaux camerounais de conserver leur ton critique vis-à-vis du pouvoir en place. Le messager a ainsi dénoncé la «paresse d’Etat» à propos des deux jours fériés accordés par les autorités pour célébrer lundi la fête de la jeunesse et mardi la victoire des lions indomptables. «La facture des fériés est lourde et cause un manque à gagner de 66 milliards de francs CFA (100 m d’euros) par an», rappelle ce trihebdomadaire paraissant dans la capitale économique, Douala (Ouest). « Honte ? les lions avancent, le pays recule», a même titré la nouvelle expression, estimant que le Cameroun, malgré les victoires de son équipe de football, « n’offre que son ingratitude au sport-roi ». «Dans ce pays incapable d’accueillir une coupe d’Afrique des nations, dénonce la nouvelle expression, il n’y a ni stade, ni quelque autre infrastructure digne».

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