Les lutteurs étaient au rendez-vous

Les lutteurs étaient au rendez-vous

Les adeptes de la lutte étaient au rendez-vous le week-end dernier avec les phases éliminatoires du championnat du Maroc senior individuel de la lutte libre et de la lutte féminine. Une compétition qui a eu lieu dans la salle omnisports du complexe sportif Mohammed V qui a réuni quelque 49 lutteurs et 17 lutteuses pour quelque 108 combats.
Le samedi 21 février était initialement réservé aux combats masculins pour les hommes et le dimanche pour les compétitions pour dames. Cependant le manque de moyens de la FRML d’une part et celui des clubs d’autre part a contraint les organisateurs à programmer ces éliminatoires samedi, une journée marathonienne de lutte qui a duré plus de cinq heures au terme de laquelle on a connu tous les finalistes. Ont pris part à cette manifestation sportive les clubs et associations qui suivent : le Raja de Casablanca, le KAC, le WAC, l’Amjad Sidi Othmane, le Raja de Sidi Issa de Béni Mellal, le club du Bushidou de Casablanca, le club de Jemaâ Shaïm, l’USM, la RSK et les FAR. Les finaliste sont ainsi connus. Pour les 55 kg Mohamed Zekri (FAR)/Hamza Fsutouh (WAC), 60 kg Nasri (RSIB)/Abdellatif Errachidi (WAC), 74 kg Ali Bellekchari/Nabil Maâzouz (WAC), 84kg Abdelilah Moulla (RCA)/Hassan Sedif (FAR), 96kg Hicham El Aïssaoui (USM)/Mustapha Khouli (FAR), 66 kg Youssef Bassaoud (RSK)/Ali Atar (RCA) et les 120kg Abderrazak El Yahid (WAC)/Mustapha Benfaïda (RSIB). Plusieurs combats se sont terminés par tombé (équivalent du K.O en boxe) et notamment le lutteur de l’US, Hicham El Aïssaui, qui a réussi trois victoires sur quatre par tombé ce qui lui a valu une place en finale pour opposer Mustapha Khouli des FAR dans le catégorie des 96 kg. Le rage de vaincre a même exposé certains lutteurs et lutteuses à des risques et notamment la lutteuse du Raja Bakkraoui Khadija dans le catégorie des 63 kg qui, malgré une luxation contractée lors de la demi-finale, a insisté pour reprendre le combat ce qui était contraire à l’avis du médecin le Dr Abdelghani Chahi qui l’a arrêté.
Selon le DTN Ahmed Maghoussi, le niveau technique était plus que satisfaisant compte tenu du manque des moyens matériels, techniques et en équipements et surtout de l’irrégularité de certains lutteurs et lutteuses dans leurs entraînements due essentiellement à leurs préoccupations du travail ou des études. Par ailleurs, l’arbitrage était à la hauteur de la compétition.
Toutefois, certains points dans la nouvelle réglementation sont encore mal assimilés par des arbitres, chose à laquelle doit remédier la commission des statuts et règlements. Il est à signaler que la lutte libre est le type de lutte le plus spectaculaire dont les prises comprenant le chassé, le passement (ou barrage), le crochet, le ciseau ou encore l’enfourchement. L’ensemble des règles techniques applicables aux lutteurs masculins est valable pour la lutte féminine auxquelles viennent s’ajouter les prises de jambes ce qui fait la différence avec la lutte gréco-romain.
Contrairement aux autres pays notamment ceux du Maghreb, le Maroc ne dispose pratiquement pas de lutteurs spécifiques dans la lutte libre. Ce sont les compétiteurs de la lutte gréco-romaine qui comblent cette lacune chose permise par la FILA (Fédération internationale des luttes associées).

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