Les ministres de tutelle veulent professionnaliser le sport dans le continent

Les ministres de tutelle veulent professionnaliser le sport dans le continent

Réunion au lendemain de l’ouverture officielle des 12èmes Jeux africains à Rabat

Après une ouverture époustouflante au complexe Moulay Abdellah, c’était au tour des ministres africains des sports représentant les pays participant aux 12èmes Jeux africains, qui se poursuivent jusqu’au 30 août sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, de se rassembler. «Les ministres se sont mis d’accord, en partenariat avec l’Union africaine (UA), notamment avec le commissariat des affaires sociales, pour créer un espace institutionnel afin de développer le sport dans l’avenir», précise, mardi à Rabat, Rachid Talbi Alami à l’issue de ce conclave tenu à huis clos. Des propos qui dénotent la volonté de professionnaliser le sport dans le continent.

Prendre soin des sportifs africains

Le ministre de la jeunesse et des sports s’exprime également sur la conviction unanime de la disposition de  l’Afrique d’énergies sportives énormes. «Elles n’ont pas d’espaces pour révéler leurs talents. C’est pourquoi elles quittent le continent pour chercher de bonnes conditions», explicite-t-il.

Par l’occasion, le ministre met en avant la prise de conscience de la responsabilité des ministres africains à l’égard de la jeunesse sportive. Il évoque également les Jeux olympiques dans les compétitions internationales. «L’accord est unanime à propos du succès à réaliser dans la prochaine édition des compétitions olympiques des jeunes au Sénégal et des compétitions paralympiques en début 2020 ainsi que de l’obtention du plus grand nombre de médailles à Tokyo 2020», détaille l’orateur.

385 millions de ménages dans le monde ont suivi la cérémonie d’ouverture 

Quant à l’organisation de la cérémonie d’ouverture, elle est qualifiée de très haut niveau et de maîtrisée par le ministre. «Le show a révélé les capacités du Maroc, son appartenance africaine et son retour à l’UA», exalte-t-il. M. Talbi Alami avance aussi le chiffre de «385 millions de ménages dans le monde d’Amérique, du Pacifique, d’Europe, d’Afrique et d’Asie qui ont vu la cérémonie». A son tour, Amira Al Fadel, commissaire aux affaires sociales à l’Union africaine, abonde dans le même sens. Elle félicite le Maroc pour le succès de l’organisation de la manifestation en un court laps de temps. «Nous apprécions ce qui a été fait», enchaîne-t-elle. Cela étant, le ministre marocain ne manque pas de susciter les difficultés ayant jalonné cette organisation.   

 Des complexités 

Cette réunion, tenue au lendemain de l’ouverture, est aussi l’occasion de mettre davantage l’accent sur l’organisation de cette manifestation que M. Talbi Alami qualifie de «distinguée» des précédentes. «Elle se caractérise notamment par les brefs délais pris par le Maroc pour décider de l’organisation de ces jeux. Le pays a pu montrer son expérience dans ce sens», entérine-t-il. Quant à la complexité, elle réside, selon ses dires, dans l’organisation de ces jeux «pour la 1ère fois en partenariat avec l’Union africaine, l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique et l’Association des confédérations africaines (ACNOA) des différentes disciplines».

Cette primeur consiste également dans «la mise en place pour la première fois des règles et caractéristiques requises au niveau olympique». C’est là aussi une complexité selon le ministre qui précise que l’organisation technique relève de l’ACNOA. Quant à l’organisation logistique et la réception de ces jeux, elle est assurée par le Maroc. «L’Union africaine dispose des règles d’organisation de ces jeux. C’est de plus une complexité», avance-t-il. Cependant, l’équipe de travail composée de 4 établissements surmonte, selon le ministre, cette complexité pour présenter ces jeux «dans une nouvelle peau».

Cela étant, les ministres et l’Union africaine  expriment, d’après M. Talbi Alami, leur unanimité, dans cette réunion, pour soumettre une lettre de remerciements au Souverain pour les efforts fournis par le Maroc pour l’évolution africaine dans différents domaines notamment le sport.

10 jeunes journalistes couvrent le grand événement

Outre les journalistes confirmés, une dizaine de jeunes reporters a l’opportunité de couvrir ce grand événement international. Cette chance leur est, selon le ministre, donnée pour «promouvoir les valeurs du sport». Cette opportunité rentre dans le cadre du programme «Young reporters» (Médias jeunes) lancé dimanche à Rabat par l’Association internationale de la presse sportive et le comité d’organisation des Jeux africains Rabat, afin de permettre à cette nouvelle génération d’apprendre le métier de journaliste.

En détail, cette dizaine de jeunes comprend 4 étudiants de l’ISIC (Institut supérieur de l’information et la communication), les autres sont issus de Tunisie, d’Algérie, du Kenya, Burkina Faso, Botswana, Ghana et Burundi. A l’issue des jeux, ces jeunes, qui apprendront notamment à vérifier les fake news, recevront des certificats attestant de leur participation à cette manifestation.

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