Les Pays-Bas et l’Argentine qualifiés

Les Pays-Bas et l’Argentine qualifiés

Les Pays-Bas se sont qualifiés pour les 8e  de finale du Mondial-2006 de football vendredi à Stuttgart, en s’imposant non sans mal face à la Côte d’Ivoire (2-1), qui a poussé en vain pour revenir au  score, terminant au passage le travail de l’Argentine, qualifiée à ses côtés. Il n’y aura donc pas eu de surprise. Malgré tous les espoirs que portait la Côte d’Ivoire dans un groupe aussi relevé, la logique est au final respectée. Les Pays-Bas sont sortis de ce "groupe de la mort" avec l’Argentine, qui avait humilié quelques minutes plus tôt la Serbie-Monténégro (6-0).
Mais que de regrets pour les Ivoiriens! Comme face à l’Argentine (2-1), cela ne s’est joué qu’à quelques centimètres : ceux qui ont manqué à Boka sur le coup franc rageur de van Persie, puis à la frappe de Zokora, qui atterrit sur le poteau. Des "riens", des "détails" qui, comme l’avait redouté Henri Michel avant le début de ce Mondial, ont donc été fatals aux Eléphants qui repartent bien trop tôt par rapport à ce qu’ils ont montré.
Pourtant, il y avait de quoi y croire, malgré quatre minutes catastrophiques. Quatre minutes que les Eléphants ont payé cher, trop cher.
Après avoir pourtant commencé à prendre la mesure des Néerlandais, qui montraient quelques signes de tension et de nervosité, tout s’est joué trop vite. A l’origine : une faute de Kolo Touré sur van Persie. Le Néerlandais se chargeait lui-même du verdict, et, d’une frappe puissante, trompait Tizié (23), contresignant au passage un constat récurrent : les coups de pied arrêtés n’ont jamais été la tasse de thé des Eléphants.
Van Nistelrooy allait en contresigner un autre : celui du manque de rigueur. Roben distillait une passe millimétrée à "Van the Man", à la limite du hors-jeu, qui, d’une frappe du droit, alignait une deuxième fois Tizié (27). Une facture lourde qui allait avoir le mérite de libérer des Eléphants qui n’avaient plus le choix. La charge prenait forme avec une lourde frappe de Zokora qui s’écrasait sur la transversale.
Mais c’est "Baki" Koné, l’habituel joker de la Côte d’Ivoire, qu’Henri Michel avait décidé de titulariser, qui allait ranimer un fol espoir.
Servi par Zokora, il prenait feu et semait une défense au ralenti avant de claquer une  frappe gigantesque pour ce petit joueur qui trompait van der Sar (38). La machine à remonter le score était lancée. Mais tout rata. Comme un symbole : Drogba, dans un jour sans, qui ne jouera pas le dernier match après avoir écopé d’un deuxième carton jaune depuis le début du tournoi, manquait une passe en or pour Arouna Koné (43) qui aurait peut-être tout changé. Van der Sar réalisait les arrêts idoines, la défense "Orange" tenait bon malgré des assauts inachevés, van Persie sauvait les siens sur une tête de Drogba (79)…
Malgré toute leur volonté, les Ivoiriens repartent d’Allemagne avec un goût très amer dans la bouche : celui d’un rendez-vous manqué.
L’Argentine a décroché, elle aussi, sa qualification pour les huitièmes de finale en se montrant sans pitié (6-0) pour une équipe de Serbie-Monténégro sans âme, vendredi à Gelsenkirchen.
L’Argentine a profité de la victoire des Pays-Bas pour se qualifier en compagnie des Oranges, auxquels elle disputera la 1re place du groupe mercredi. Dominateurs dans tous les secteurs, les Argentins ont livré une prestation qui marquera sans doute les esprits des autres favoris du tournoi. Ils ont complètement étouffé leurs adversaires, réduits au rôle de spectateurs dès l’entame.
"Nous avons une grande équipe, nous avons de grands joueurs et nous avions envie de gagner", résumera après la rencontre le sélectionneur José Pekerman.

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