Les quatorze clandestins font parler d’eux

La nouvelle s’est propagée comme une trainée de poudre. Elle a même dépassé nos frontières pour atterrir en France, pays du rugby et du grand Abdelatif Benazzi. Le Français, d’origine marocaine, doit être embarrassé. Sa ville natale vient de faire l’objet d’une chronique dans un journal français. Et pas n’importe lequel: « Le Monde ». A l’origine : l’affaire des 14 faux rugbymen Marocains, qui après avoir eut leurs visas, ont disparu dans la nature. Au pays des trois principes, on leur a déjà donné le qualificatif de « clandestins ».
Tout a commencé le 21 mai dernier, lorsque Francis Piquemil, président du Sporting Club graulhetois, club de rugby de première division fédérale, avait reçu un fax en provenance de «l’Etoile Sportif d’Oujda ». Selon les propos du président du club français, l’ESO lui avait demandé une invitation, pour 23 personnes, pour que l’équipe marocaine puisse effectuer une tournée dans l’Hexagone. Seulement voilà, le club en question ne figurait pas sur la liste des clubs de rugby marocain.
Sans se renseigner auprès de la fédération royale marocaine de rugby, le club français avait tout prévu pour accueillir les 23 joueurs. Dix jours plutôt, l’ESO envoie un autre fax comme quoi ladite équipe n’a rien reçu. Piquemil envoie une invitation où figurent les noms des rugbymen et des dirigeants, avec leurs numéros de passeports. Le 9 juin, une délégation du club français s’est rendue à Blagnac pour accueillir les joueurs marocains. Surprise ! Il n’y avait personne à bord de l’avion. De retour, les responsables de l’équipe française reçoivent un coup de téléphone des dirigeants de l’ESO. « On a eu des problèmes de visas, alors on est passés par Gibralter… et puis, on a du retard, car le fils du président est décédé », se rappelle Piquemil. Le doute s’installe chez le président du club de SCG. Il apprend, par la suite, que l’équipe de Nîmes a, lui aussi, été approché par ces joueurs.
C’était trop tard. Le consulat général de France à Fès avait déjà délivré les visas. La réaction du président de la FRMR ne s’est pas fait attendre. «On a 7000 licenciés, on fait un vrai travail, cette affaire nous porte préjudice. Et je trouve anormal que ces faux rugbymen aient pu obtenir un visa aussi facilement. Moi, quand j’en sollicite pour de vrais joueurs, c’est la croix bannière ». Et ce n’est pas tout. Le président de la FRMR compte porter plainte. Affaire à suivre !

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