Les raquettes arabe au CMC

Les raquettes arabe au CMC

Le Club Municipal de Casablanca est en fête pour la seconde fois consécutive depuis sa réouverture tout récemment. Les courts du célèbre Cercle abritent, du 3 au 10 du mois courant, le Championnat Arabe de tennis des 16 ans et moins et des 18 ans et moins, organisé à l’initiative de la Fédération royale marocaine de tennis (FRMT). Le coup d’envoi de cette 16e édition a, en effet, été donné hier au CMC. La mouture de cette année connaît la participation de jeunes raquettes issues d’Algérie, de Tunisie, d’Egypte, d’Arabie Saoudite, du Koweït et du Qatar, en plus du Maroc, pays organisateur. La compétition sera disputée, pour les cadets comme pour les juniors, en simple garçons et filles, double garçons et filles et par équipe garçons et filles. Les tableaux de simple garçons et filles, ainsi que les tableaux de double garçons et filles, se joueront en élimination directe, tandis que les matchs par équipe se disputeront sous la formule de 2 simple et 1 double. Adil Kaman assure le poste de juge arbitre, assisté en cela par des arbitres fédéraux, qui auront la tâche d’officier les différentes parties. La veille du lancement de la compétition, le tirage au sort eut lieu au niveau du CMC et avait déterminé l’ordre et les modalités des confrontations. Par ailleurs, l’annonce de l’événement avait fait l’objet d’une conférence de presse, tenue par la FRMT, deux jours avant le début de la compétition. Une conférence animée par des membres de la fédération, parmi lesquels figuraient son président, Mohamed M’jid, ainsi que le président de la Commission technique de l’Union Arabe de tennis, Rasheed Abdelaziz Aburasheed. L’objet en était de dévoiler les grandes lignes de l’événement, les détails de son organisation et les ambitions affichées par les organisateurs. Durant son intervention, Mohamed M’jid a passé en revue les difficultés liées à l’organisation d’événement similaires, mettant l’accent sur l’importance des sponsors, dont l’implication effective tarde à prendre son envol au Maroc. Le président de la FRMT a évoqué le cas de manifestations sportives internationales, où les Communes ou autres Mairies prenaient part et contribuaient à l’organisation, à l’image du Tour de France, dont les responsables municipaux des localités traversées par celui-ci versent des sommes d’argents, pour le seul privilège de le voir passer à côté de chez eux. Mohamed M’jid avait notamment pris contact avec des responsables communaux pour qu’ils s’impliquent dans ce Championnat arabe. Rasheed Abdelaziz Aburasheed a, quant à lui, fait part de l’honneur que cela représentait de tenir une telle compétition au Maroc, soulignant que le pays est un véritable fief du tennis arabe. Rasheed estime que le Championnat Arabe est l’événement tennistique arabe par excellence, indiquant que c’était une initiative fort louable de l’avoir mis sur orbite en 1992, un véritable départ pour le tennis arabe. En ce qui concerne cette 16e édition, celle-ci était initialement prévue au Tennis Club Municipal de Tanger (TCMT). Finalement, c’est au CMC que le Championnat Arabe se déroulera. Un changement qui a provoqué le courroux des dirigeants du club tangérois, et qui a failli tourner en polémique. Certains médias allant jusqu’à qualifier la décision d’acte déraisonnable et irréfléchi, n’hésitant pas à brandir des mots forts tel que «magouilles» et au-delà. Amine Ghissassi, directeur technique national, donnera la réplique en explicitant les raisons de ce changement impromptu. Avant cela, le DTN saluera l’excellente organisation et le savoir-faire dont le TCMT a fait preuve lors des récents événements qu’il a orchestrés, soulignant par là-même que le changement ne tient aucunement compte de ce volet. La seule raison, selon lui, est le fait que Tanger soit une ville touristique très convoitée, notamment en période estivale, et que cela risquait d’entraver le bon déroulement du Championnat, dans la mesure où l’hébergement poserait un sérieux problème. Par ailleurs, les prix décernés à l’issue de cette compétition consistent en des coupes et des médailles, comme le veut la tradition. Une récompense, somme toute, modeste, comme le soulignera Rasheed Abdelaziz Aburasheed. «Les jeunes participent et décrochent des coupes et des médailles, c’est des récompenses, certes, mais ces jeunes visent autre chose et ils ont tout à fait raison, c’est un soutien financier dont ils sont avides…» avait martelé le président de la Commission technique de l’Union Arabe de tennis.

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