Les retrouvailles des vainqueurs

La coupe du monde, serait-elle une éternelle répétition? En tout cas, toutes les équipes qui ont remporté la plus prestigieuse coupe au monde seront présentes cette année. Même si à l’époque, elles n’étaient que six, la France étant absente du mondial italien, et n’ayant arrivé à s’adjuger le titre qu’en 1998. C’est dire que le progrès qu’a connu la balle ronde dans le reste de la planète, notamment en Afrique et, à un degré moindre, en Asie, ne change rien à la cartographie des pays qui dominent cette compétition.
A commencer par l’équipe des Bleus, tenant du titre et qualifiée d’office pour 2002. Un privilège dont ne pourra profiter le prochain vainqueur, la FIFA ayant décidé que l’équipe championne du monde ne serait pas automatiquement qualifiée pour le mondial 2006, en Allemagne.
De tous les anciens vainqueurs, c’est les Black-Blanc-Beur qui ont le plus de chances d’être sacrés. La victoire de 1998, doublée par un succès à l’Euro 2000, a donné lieu à une montée en puissance impressionnante, orchestrée par des internationaux qui évoluent dans les meilleurs clubs européens, comme Zinédine Zidane. Au premier tour, dans le groupe A, elle sera opposée à l’Uruguay, vainqueur en 1930 et 1950, au Sénégal et au Danemark.
Autre pays du vieux continent, l’Italie, triple championne (1934, 38, 82). Ayant passé par des éliminatoires tranquilles, bien que sans génie, les Italiens risquent également de l’emporter. Fidèle à sa réputation, elle pourrait terminer au plus haut, comme à l’Euro 2000, dont elle avait disputé la finale contre la France. Mais les Tricolore devront d’abord sortir du groupe G avec l’Equateur, la Croatie et le Mexique. Championne en 1954, 74 et 90, l’Allemagne sera opposée à l’Arabie Saoudite, l’Eire et le Cameroun dans le groupe E. Elle a terminé deuxième du groupe 9 de la zone Europe, derrière l’Angleterre, championne du monde 1966, qui lui avait infligé un cinglant 5-1 chez elle et se pose également en candidate au titre. Du coup, la « Mannschaft » avait dû disputer les barrages, lors desquels elle a sorti l’Ukraine. S’agissant de la zone AmSud, les éliminatoires se sont apparentées pour l’Argentine, victorieuse en 1978 chez elle et en 1986 au Mexique, à une promenade de santé. En 18 matches, elle n’a concédé qu’une défaite, contre le Brésil, et a terminé première avec douze points d’avance sur l’Equateur (2e). Elle se trouvera cependant dans le groupe F, le plus relevé, avec le Nigeria, l’Angleterre et la suède. De beaux matchs en perspective. Le Brésil, à l’inverse, malgré son record de quatre titres mondiaux (1958, 62, 70, 94), a failli ne pas participer au mondial pour la première fois en dix-sept tournois.
Lors des éliminatoires, il a encaissé six défaites et terminé troisième de la zone AmSud, à trois points du cinquième et barragiste, l’Uruguay, qui s’est qualifié pour la phase finale en éliminant l’Australie. Les « Auriverde » rencontreront dans le groupe C la Turquie, la Chine et le Costa Rica.De par leur statut de gloires passées ou d’étoiles incontestées, les anciens vainqueurs ne partent pas sur la même ligne. Mais dès le 31 mai, tous les compteurs seront remis à zéro.

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