Les sélectionneurs hors jeu

Les sélectionneurs hors jeu

La règle du hors-jeu a été une nouvelle fois largement critiquée par les sélectionneurs réunis en séminaire à Berlin pour discuter de l’avenir des lois du jeu, a indiqué mercredi la Fédération internationale de football (FIFA), organisatrice de cette conférence-bilan sur le Mondial-2006.
«La nouvelle loi sur le hors-jeu, entrée en vigueur avant la Coupe des confédérations 2005, est une stupidité sans nom», a estimé le sélectionneur français Raymond Domenech. Moins tranché, le directeur technique de l’UEFA (Union européenne de football), l’Ecossais Andy Roxburgh, a confirmé que «la vaste majorité des entraîneurs (était) dérangée par la nouvelle règle. Il a toutefois exclu l’abandon pur et simple de la notion de hors-jeu.
La "triple sanction" en cas de faute dans la surface a également été la cible des 52 sélectionneurs européens et des 18 sélectionneurs non européens présents au Mondial-2006 qui ont planché pendant trois jours sur leurs réflexions post-Coupe du monde.
«Une faute provoque un penalty, une exclusion du joueur fautif et une suspension pour le match suivant, a expliqué Domenech. Nous avons demandé la possibilité que le joueur ne reçoive qu’un avertissement si la faute est bénigne». Le Français a également exploré la piste de l’exclusion temporaire, tout en se disant sûr que cette proposition ne serait pas retenue.
Certains entraîneurs ont également proposé d’augmenter le nombre de remplacements en match officiel à cinq joueurs (quatre joueurs de champ et le gardien), contre trois actuellement.
Organisé pour dresser le bilan du Mondial-2006 en Allemagne, ce séminaire baptisé "2006 au delà" a été l’occasion pour les sélectionneurs de revenir sur les critiques émises avant l’événement, comme le délai de communication de la liste officielle des joueurs ou la période de repos avant le début d’une grande compétition.
Raymond Domenech a aussi appelé les instances européennes et internationales à «réduire l’influence des clubs qui empêchent les joueurs de venir en sélection». «Il faut une vraie définition des règles, a-t-il dit, car rien ne remplacera une Coupe du monde ou un Championnat d’Europe».
Les sélectionneurs ont également parlé des détails organisationnels, comme la qualité des hôtels choisis par la FIFA le jour des matches et l’obligation de quitter le terrain après l’échauffement.
«La FIFA va analyser les suggestions et les préoccupations des sélectionneurs, elle transmettra les dossiers aux commissions compétentes qui se tourneront ensuite vers l’International Board, garant des lois du jeu et seul habilité à les changer», a indiqué Andy Roxburgh.
Domenech, qui s’est dit satisfait d’avoir pu donner son opinion sur des thèmes variés, est resté toutefois vaguement optimiste. «La FIFA nous a écoutés, a-t-il conclu, mais j’espère qu’elle nous a entendus ».

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