L’ire du FUS

L’ire du FUS

Lundi 25 août 2003 à 19h au siège du FUS, l’atmosphère était tendue. Abdelkarim Bennani, président du comité directeur et Larbi Loufir, président de la section football, ont présidé une assemblée extraordinaire du club rbati, tenue après le rejet de la fusion avec le TSC. De cette fusion justement, il a été question durant la centaine de minutes qu’a durée cette assemblée. Les 17 des 34 adhérents fussistes présents lundi soir étaient tous amers et mécontents. Certains étaient même très furieux, contre la fédération, le GNF et les membres du bureau dirigeant qui ont veillé sur la signature du contrat de fusion. Pour eux, le dossier aurait dû être parfaitement bouclé pour ne laisser aucune chance aux détracteurs du club. Et selon M. Bennani, ces derniers sont nombreux. « Une chose prime pour le moment : l’avenir du club et sa continuité en championnat. La fusion avec le TSC a suscité beaucoup de remous. Nous connaissons les personnes qui sont derrière cette agitation. Ils auront des comptes à rendre plus tard », a-t-il précisé d’emblée. Pour le président du comité directeur, cette fusion était tout à fait légale. Faisant lecture de la correspondance fédérale relative au rejet de cette dernière, M. Bennani, pour qui les raisons invoquées par l’instance ne tiennent pas la route, n’a pas caché son amertume. Il en était de même pour Larbi Loufir, président de la section football du club rbati. L’homme qui était chargé du contrat de fusion de A à Z a répondu aux arguments de la fédération. Primo, le dossier de fusion a été, selon M. Loufir, déposé au siège de la fédération, du GNF, de la Ligue du Gharb et des autorités locales le 29 juillet 2003, soit bien avant la date butoir du 31 juillet. Or, dans une déclaration à ALM, Abdellah Benhsaïn, président de la commission des statuts et règlements au sein de la FRMF, avait souligné que le dit dossier a été remis bien au-delà de cette date. La deuxième contradiction relevée par le président rbati est relative au transfert du siège du TSC à Rabat. Le club casablancais avait reçu une correspondance du GNF lui demandant de préciser le stade dans lequel il évoluerait durant la saison 2003-2004. Quelques jours plus tard, cette même instance, le GNF, envoie une seconde missive aux responsables tihadis les informant que leur transfert d’adresse n’est pas légal et donc rejeté. Décision qui, rappelons-le, a poussé ces derniers à déclarer forfait général. Les différentes interventions des adhérents fussistes n’ont pas dérogé à la régle, les cibles étant toujours la FRMF et le GNF. Beaucoup se sont demandés sur la non-représentativité du club au sein des bureaux de ces instances. D’autres ont pris la presse pour cible arguant que le tollé médiatique qui a accompagné cette fusion n’est pas justifié. Mais tous se sont mis d’accord sur la nécessité de restructurer leur équipe en ayant pour objectif de rejoindre la cour des grands au terme de la saison prochaine. Tous ont également insisté sur la nécessité d’éviter les erreurs qui ont été fatales au club l’année dernière. À ce sujet, une commission spéciale formée de deux adhérents, Houcine Zaz et Kébir Arsalane, a été créée. Elle devait se réunir hier soir avec les membres du bureau dirigeant et l’actuel entraîneur du FUS, Abdelhak Najib, ancien coach du TSC. La priorité de cette commission est de recruter de nouveaux joueurs pouvant former l’ossature de l’équipe pour la saison à venir. À moins de trois semaines du début du championnat, la famille fussiste se doit de redoubler des efforts.

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