L’UEFA met la pression sur le Portugal

Jeudi à Tokyo, le président de l’UEFA, le Suédois Lenhart Johansson, a menacé de retirer au Portugal l’organisation, si ces problèmes n’étaient pas rapidement surmontés. «Si les choses continuent comme ça, nous serons contraints d’agir », a déclaré Johansson. « Les pays intéressés par l’organisation du championnat d’Europe des nations en 2004 ne manquent pas et nous pouvons changer n’importe quand. J’espère que cela ne sera pas nécessaire », a-t-il ajouté.
Le président portugais Jorge Sampaio a critiqué vendredi les menaces de l’UEFA. « Le Portugal est un pays souverain qui a évidemment un engagement vis-à-vis de l’UEFA, mais l’UEFA a aussi un engagement vis-à-vis du Portugal », a-t-il déclaré. Le responsable de l’UEFA pour les stades, l’Ecossais Ernie Walker, avait déjà appelé, mercredi, le FC Porto et la mairie de la ville à parvenir à un accord sur la construction du nouveau stade d’Antas, devant accueillir le match d’ouverture de l’Euro-2004.
Il avait fait valoir que le conflit entre le club et la mairie de Porto (nord) pourrait déboucher sur «un scandale international ». Walker avait ajouté que la candidature du Portugal à l’Euro-2004 «n’aurait été même pas prise en considération» si la ville de porto n’avait été inclue dans le dispositif. Les nouveaux maires de centre droit de Lisbonne et de Porto, Pedro Santana Lopes et Rui Rio, ont contesté dès leur prise de fonction, en décembre, le montage financier de leurs prédécesseurs socialistes pour les aménagements annexes permettant de rentabiliser les stades. Rio affirme que la municipalité n’a pas les moyens de financer le projet de rénovation du quartier d’Antas, viabilisant la construction du nouveau stade du FC Porto, et demande au gouvernement de prendre en charge la grande majorité des 60 millions d’euros nécessaires pour mettre en place le projet de rénovation.
Le président du FC Porto, Jorge Nuno Pinto da Costa, a alors entamé un bras de fer avec la mairie, menaçant de suspendre la construction du stade, qui serait délocalisé à Vila Nova de Gaia, dans la banlieue de Porto, sur la rive sud du douro. «Mégalomanie» Santana Lopes a également refusé d’accorder au Benfica Lisbonne de nouvelles facilités de construction immobilière que son prédécesseur, le socialiste Joao Soares, lui aurait accordé verbalement, selon les dirigeants du club.

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