Luna scintille à Dar Es-Salam

Luna scintille à Dar Es-Salam

Il est venu à Rabat pour marquer le palmarès du Trophée Hassan II de golf de son empreinte. Et il y est arrivé. Dimanche sur les links du Royal Golf Dar Es-Salam, Santiago Luna, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a signé son troisième sacre, avec un total de 277 coups (-15) et a, par là même, empoché une prime de 50.000 dollars. La deuxième place est revenue à un ancien vainqueur du tournoi (2000), qui s’est classé troisième l’année dernière, le Suédois Joakim Haeggman. Ce dernier a cumulé un total de 281 coups (-11), devançant l’Anglais Mark Roe, qui a occupé la troisième place du podium (-10). «Je suis très fier de cette performance. Les parcours du Golf Royal Dar Es-Salam sont magnifiques et ne cessent d’attirer les grands professionnels de par le monde», a déclaré le vainqueur après avoir reçu 32ème Trophée Hassan II des mains de SAR le Prince Moulay Rachid. Cette fierté est le résultat d’une confiance qui n’a pas quitté l’Espagnol depuis le début de la compétition. Luna, âgé de 31 ans, n’a jamais douté de ces capacités. Il a fait une entrée en trombe en bouclant la première journée en tête du classement en totalisant 68 coups, soit cinq sous le Par (-5). Cet acquis, l’Espagnol l’a conservé tout au long des trois dernières journées de la manifestation. En remportant ce troisième titre, Santiago Luna a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire du Trophée. Mais le golfeur professionnel est un habitué des sacres. L’année même de sa première consécration à Dar Es-Salam (1998), il a été l’auteur d’une très belle victoire sur le célèbre golfeur américain Tiger Woods en finale de l’Alfred Dunhil Cup à Saint-Andrews (USA). L’Espagnol détient un autre exploit puisqu’il a réussi, sur les mêmes links r’batis, le «Hole in one» (coup direct) en 2000 sur le trou n° 9 à une distance de 172 m, performance récompensée par une voiture de luxe. En parlant toujours d’exploits, il est à signaler qu’un deuxième professionnel a réussi une consécration deux années de suite, l’Américain Payne Stewart en l’occurrence, vainqueur en 1992 et 1993. Pour leur part, les cinq professionnels Marocains engagés dans la compétition ont également été les auteurs d’un bon parcours. Younès el Hassani, premier Marocain au classement final, a été classé neuvième avec un total de 288 coups (-4), alors que Mustapha Kharraz a occupé la onzième place en totalisant 289 coups (-3). Chez les dames, l’exploit a été réalisé par l’Anglaise Johanna Head, vainqueur de la Coupe SAR la Princesse Lalla Meryem pour la seconde fois consécutive. La tâche n’a pourtant pas été facile puisque la golfeuse n’a eu le dernier mot qu’au terme d’un play-off qui a couronné trois journées de rude concurrence, notamment avec l’Allemande Elisabeth Esterel. Les deux professionnelles ont évolué au coude à coude tout au long de la compétition. Le premier tour s’est terminé en faveur de l’Anglaise qui a totalisé 71 coups (-2). Le lendemain, l’Allemande s’est montrée tellement plus déterminée et s’est hissée en tête du classement, position qu’elle n’a plus quittée depuis. Ce suspense s’est intensifié dimanche, les deux protagonistes ayant terminé leaders ex-aequo en présentant une carte finale de -5 (214 coups). Un barrage au trou n° 3 a donc eu lieu et a finalement donné raison à l’Anglaise à qui revient le sacre final. La troisième place est revenue à une autre anglaise, Rebecca Hudson, deuxième l’an dernier (-2). Du côté des Marocaines engagées sur le parcours bleu du Royal Golf Dar Es-Salam, Mounya Amalou-Sayeh a occupé la dernière place (10ème) avec un total de 239 coups (+20).

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