Lyon-Real : un match qui sent la revanche

Le Real Madrid et l’Olympique Lyonnais vont se retrouver aujourd’hui pour un match de la première journée de la Ligue des champions de football. Il y a un an, le 13 septembre 2005, l’Olympique lyonnais avait remporté une surprenante victoire (3-0) dans son stade aux dépens des Madrilènes encore qualifiés de "Galactiques", mais privés de Zineddine Zidane et Ronaldo, avant de terminer, trois mois plus tard, en tête du groupe, invaincu. Cette année, la configuration du Real a changé avec le retour de l’entraîneur italien Fabien Capello, qui a orienté le recrutement du club vers la rigueur défensive et le réalisme qui lui faisaient défaut ces dernières saisons.
«Notre adversaire sera sans doute plus fort et plus difficile à jouer», admet l’entraîneur de l’OL, Gérard Houllier. «Mais l’essentiel est de croire en nous-mêmes, car nous avons suffisamment de qualités et d’expérience pour réaliser une bonne performance», précise-t-il. Le calendrier a ensuite prévu, pour l’OL, trois déplacements sur les quatre prochaines journées dont deux consécutifs sur les terrains du club roumain du Steaua Bucarest, demi-finaliste de la dernière coupe de l’UEFA, et de la formation ukrainienne du Dynamo Kiev.
Une victoire semble donc nécessaire mercredi pour Lyon afin de ne pas être sous pression pour la suite de la première phase.
Toutefois, il y a deux ans, l’OL avait concédé d’entrée le nul sur son terrain face à Manchester United (2-2), un résultat qui ne l’avait pas empêché de gagner deux fois en déplacement, à Prague contre le Sparta puis à Istanbul aux dépens de Fenerbahçe, pour terminer premier de son groupe.
Lyon retrouvera le Néerlandais Ruud Van Nistelrooy, l’une des recrues du Real, qui avait marqué les deux buts de MU à Gerland en septembre 2004 puis un autre au retour pour la victoire des Mancuniens (2-1).
Les Lyonnais croiseront également leur ancien milieu défensif, Mahamadou Diarra, quatre fois champion de France avec eux mais transféré mi-août vers le club "merengue". «Je sais ce qu’il peut apporter à une équipe», souligne Houllier.
Les deux équipes peuvent aborder sereinement ce premier rendez-vous européen.
L’OL, vainqueur samedi de Troyes (2-0), est co-leader invaincu de la L1, avec Marseille. Le Real est 5e de la Liga après un nul (0-0) concédé à domicile face à Villarreal puis une large victoire (4-1) samedi à Levante.
Les Lyonnais auront l’avantage d’avoir commencé leur championnat un mois avant l’équipe espagnole, qui n’est traditionnellement pas en pleine forme à la fin de l’été.
Le Real a d’ailleurs pris un départ difficile lors des deux dernières éditions de la C1 avec des défaites à Lyon et face à l’équipe allemande du Bayer Leverkusen, en septembre 2004, sur le même score de 3-0 ; un élément dont tiendront sans doute compte les deux entraîneurs, Houllier et Capello.
Le gardien madrilène Iker Casillas appelle d’ailleurs « à être concentré dès la première minute» et espère « prendre sa revanche sur la défaite de l’année passée». Toutefois, l’international souligne que le Real est «en phase de réglage» et qu’il faudra attendre «mi-octobre pour voir sa véritable valeur».
«Mais Lyon est dans une situation identique», estime Gérard Houllier.

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