Madih : «Il faut savoir raison garder»

Madih : «Il faut savoir raison garder»

ALM : Quel était votre sentiment après que l’Olympique de Khouribga (OCK) ait décroché le titre honorifique de champion d’automne ?
Mustapha Madih : Comme vous le dites, ce n’est qu’un titre honorifique. Pour moi, il ne représente pas grand chose dans la mesure où nous avons encore la moitié du chemin à parcourir. Nous devons rester vigilants tout en gardant les pieds sur terre.  Il faut savoir raison garder. Être champion d’automne c’est néanmoins bien. Ce "sacre" a permis aux joueurs d’avoir un bon moral ; c’est déjà ça de gagné. Maintenant, l’équipe doit continuer son parcours.

L’OCK a été la grande surprise cette année. À mi-parcours, l’équipe n’a fait aucun faux pas. Quel en est le secret ?
Je ne crois pas qu’il ait de secret. C’est vrai qu’on n’a pas fait de faux pas et malgré cela on essaie toujours de creuser l’écart pour nous assurer une marge de manœuvre. Dans le foot, tout peut arriver. Ce que je peux dire c’est que les résultats de l’OCK ne sont pas le fruit du hasard et la chance n’y est pour rien. C’est un travail collectif qui a permis à l’Olympique d’atteindre la tête du championnat. On compte bien défendre notre fauteuil de leader jusqu’au bout. Les joueurs font preuve d’une grande discipline. C’est en imposant celle-ci qu’on arrive à avoir une équipe soudée et efficace. Il ne faut pas oublier les efforts fournis par les dirigeants du club et le staff technique et, enfin, le soutien du public qui est de plus en plus nombreux à venir nous soutenir.

On remarque que, contrairement à d’autres équipes, l’OCK n’est pas une équipe qui dépend de deux ou trois joueurs vedettes. Est-ce voulu ?
Pas forcément. Nous avons eu plusieurs bons éléments dont certains sont partis vers d’autres clubs. Il s’agit, notamment, de Souari Hassan ou encore d’Aqqal Salahedine. Le football est un sport collectif et donc le départ d’un ou deux éléments ne devrait pas avoir un incident sur l’équipe. La dépendance envers un joueur, peu importe ses talents, constitue toujours un handicap. Pour moi, c’est une bonne chose que l’OCK soit une équipe qui arrache la victoire par un travail collectif. 

Avez-vous effectué des recrutements durant la période des transferts ?
On aurait bien aimé renforcer notre effectif. Hélas, le marché des transferts n’est pas à la portée de tout le monde. L’OCK ne possède pas un budget important et ne peut, de ce fait, se permettre ce luxe. Certains de nos joueurs, comme le jeune Mahdoufi, risquent fort bien de partir vers d’autres clubs. On essaiera de faire que ces départs n’affectent pas le rendement de l’équipe. J’aimerais souligner, par ailleurs, qu’au niveau national, on a un manque de joueurs. Cela est dû au manque de centres de formation. La mise à niveau du football passe par la création de centres spécialisés dans la formation des joueurs, mais aussi des techniciens.

Est-ce une lourde tâche que d’être un entraîneur ?
Un entraîneur est souvent solitaire. Il n’a personne à part sa famille. C’est toujours lui qui encaisse les coups en cas de défaite. Gérer une équipe n’est pas une chose facile. Cela demande de la sagesse. Il faut user de la politique de la carotte et du bâton.

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