Manchester résiste, même sans Beckham

Sans Beckham, Manchester United a encore fait une jolie démonstration, au vu de leur performance, samedi, contre Chelsea en championnat (3-0). C’était grâce au travail de Paul Scholes et Nicky Butt en milieu de terrain, et à un Ryan Giggs déchaîné aux avant-postes, en soutien de Ruud van Nistelrooy.
«L’esprit de l’équipe me prouve que nous pouvons très bien nous débrouiller sans Roy et David », a résumé Sir Alex Ferguson, qui avait choisi de placer Ole-Gunnar Solskjaer sur le flanc droit, habituellement occupé par Beckham. Scholes le rouquin a ouvert le score, d’un maître tir du droit, puis van Nistelrooy a doublé la mise, sur un service parfait de Solskjaer. Le Norvégien a ensuite clôturé la marque en inscrivant son 25e but de la saison, au terme d’un grand mouvement offensif lancé sur la gauche par le Néerlandais.
Giggs et van Nistelrooy sont deux des meilleurs attaquants du monde. Quant à l’impayable Scholes, à l’inlassable Butt, titulaire samedi pour la huitième fois d’affilée, et à l’irremplaçable Solskjaer, longtemps confiné au banc de touche et surnommé «Supersub» (super-remplaçant), ils seraient tous les trois des titulaires indiscutables dans n’importe quel club européen. Dans cette configuration, et c’est le principal motif de satisfaction de Ferguson, Manchester est beaucoup mieux équilibré qu’en début de saison, et aucun joueur ne risque de marcher sur les pieds d’un coéquipier, car tout le monde bouge beaucoup et crée des espaces.
Ce système de jeu, imposé par les blessures, est à la fois plus offensif et plus flexible. Il permet à «MU» de surmonter l’absence de ses trois vedettes, et même de jouer d’une manière moins prévisible pour ses adversaires.
Après chaque match, Ferguson ne se prive jamais de souligner les bonnes performances individuelles de ses joueurs, leur maturité tactique et leur esprit de corps, et d’insister sur la qualité globale d’un groupe capable de répondre à tous les défis physiques et techniques. Annoncés comme la révélation de cette Ligue des Champions, les Espagnols du Deportivo La Corogne ont plié en quart de finale (battus 2-0 à l’aller, 3-2 au retour), malgré la sortie sur blessure de Beckham, dès la 21e minute, lors du match retour après un tacle violent de l’Autrichien d’origine argentine Aldo Duscher.
Sans Beckham, Manchester joue bien, mais cela ne veut pas dire que le club va se débarrasser de son joueur emblématique… et des revenus qui vont avec. Le directeur exécutif de MU, Peter Kenyon, espérait lundi, sur le site Internet du club, que «Becks» prolongerait enfin, « d’ici une semaine ou deux», son contrat avec Manchester United.

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