Marc Wilmots fait ses adieux aux diables rouges

«Dans la vie, il faut savoir fermer les chapitres. J’ai eu beaucoup d’émotions en rentrant dans les vestiaires après ce match. La sélection a été une partie très agréable de ma vie. J’avais pris cette décision avant le mondial, et je m’y tiens», a expliqué Wilmots, 33 ans.
Combatif attiré par le but, il est un des joueurs préférés des supporteurs belges qui savent quel rôle il a joué dans la qualification de son équipe pour le mondial 2002, la septième d’affilée pour le plat pays. Le milieu de terrain offensif de Schalke 04 est en sélection nationale le leader de l’équipe.
Donnant l’exemple, il se bat de la première à la dernière minute, comme devant la Russie lors du dernier match décisif où il a marqué le troisième but de la qualification en 8e de finale (3-2). Il a aussi ouvert le score devant le Japon (2-2) et la Tunisie 1-1). Doté d’une condition physique impressionnante, d’une très bonne frappe de balle et d’un jeu de tête puissant et précis, il compense ses lacunes techniques par son tempérament de gagneur. En outre, Wilmots est l’homme des buts décisifs, comme ce tir au but qui donna à Schalke 04 la victoire lors de la finale retour de la coupe de l’UEFA contre l’Inter Milan. Cela après avoir inscrit le but du club allemand au match aller.
Né à Dongelberg, Wilmots découvre le football avec l’équipe de Jodoigne, commune située entre Bruxelles et Liège. Après un passage à Saint-trond, il effectue ses premiers pas dans une équipe professionnelle à Malines, où il reste trois ans et joue au poste d’attaquant.
Il y remporte son premier titre et devient champion de Belgique. C’est pendant cette période que le sélectionneur Guy Thys fait appel à ses services en attaque. Sa première cape date de mai 1990 contre la Roumanie (2-2), mais Wilmots n’est pas retenu pour le mondial-90 en Italie. Pour animer le secteur offensif, les diables rouges disposent alors de deux stars, Jan Ceulemans et Enzo Scifo. Wilmots est recruté par le Standard de Liège où il reste pendant cinq saisons, mais ne conquiert qu’une coupe de Belgique, en 1993.
Il fait partie de la sélection belge pour la world cup aux Etats-Unis, mais il ne joue qu’un match sur les quatre des diables rouges, qui s’arrêteront en 8e de finale, comme au mondial asiatique en 2002. Mécontent du comportement de la sélection, il prend ses distances avec l’équipe nationale qu’il ne retrouvera qu’avant le mondial 1998.

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