Maroc – Ghana : Difficile mais pas impossible

Maroc – Ghana : Difficile mais pas impossible

C’est aujourd’hui à 17 h GMT que la sélection nationale de football affrontera son homologue ghanéenne à Ohene Djan Stadium d’Accra pour le compte de la troisième journée et dernière du premier tour de la CAN 2008. Une rencontre décisive et d’une importance majeure pour les deux formations et qui déterminera l’équipe qui passera aux quarts de finale. Les Marocains qui avaient latéralement dominé leur première rencontre face à la Namibie 5 à 1 ont complètement raté leur prestation face à une formation guinéenne qui a exploité à bon escient les lacunes tactiques et la confiance exagérée de certains joueurs. De son côté le Ghana après avoir réalisé la victoire aux toutes dernières minutes face à la Guinée a assuré l’essentiel en s’imposant par un but à zéro au détriment de la Namibie. Une victoire sans panache et qui a mis l’équipe en situation de doute. Les Black Stars qui occupent la première place du groupe A, doivent cependant se méfier des Lions de l’Atlas qui n’ont rien à perdre mais qui leur «voleront» la qualification en cas de courte victoire par un but d’écart ( 1-0 ou 2-1) .
L’entraîneur de l’équipe nationale du Ghana, Claude Le Roy en est conscient et vient d’annoncer qu’il apportera des ajustements tactiques à sa formation suite aux deux cartons jaunes écopés par son milieu de terrain offensif Laryea Kingston. Il tentera de se prémunir défensivement tout en comptant sur les qualités athlétiques de ses joueurs. Considérée à juste titre comme l’une des meilleures défenses de la CAN 2008, l’équipe ghanéenne n’a encaissé qu’un seul but en deux rencontres. Ce qui confirme qu’elle n’est pas facile à surprendre surtout lorsqu’elle opère en groupe. Son seul péché d’orgueil est certes la lenteur de Mensah et Sarpei. Avec de tels desseins la bataille sera rude au niveau de la ligne médiane. L’équipe qui dominera cet espace aura plus de chance à s’imposer. Le Ghana qui n’a besoin que d’un match nul, pour assurer la première place du groupe, ne prendra sûrement pas de risque disproportionnel en se jetant corps et âme dans la bataille. Ce n’est pas dans son intérêt. Les Black Stars essayeront de temporiser et d’attendre les réactions marocaines tout en guettant la moindre opportunité pour surprendre. Ils ont les moyens pour le faire.
Ceci dit les Lions de l’Atlas ont d’autres atouts à prévaloir. Rapidité de ses attaquants, coups d’éclats individuels, solidité de son milieu de terrain qui est plus à l’aise dans ses manœuvres offensives lorsque Skitioui joue juste derrière les Chemmakh, Hadji et Alloudi (au cas ou il sera aligné). De leurs côté, Safri et Kabousse ont démontré qu’ils sont en mesure de cadenasser toutes les issues lorsqu’ils sont corroborés d’une bonne couverture de la part des défenseurs axiaux qui doivent cependant rester concentrés à cent pour cent pour éviter les erreurs défensives commises contre la Guinée. La meilleure solution est de parfaire marquages de zone et marquages individuels. Ce n’est pas facile devant les Essien et Agogo mais ce n’est pas impossible. Le Maroc qui a la première attaque du groupe avec sept consécrations à son compteur a des atouts à faire prévaloir. Même en perdant il a marqué deux buts. De ce côté là, les statistiques rassurent. Reste à confirmer au niveau de la possession de balle et du contrôle de l’entrejeu. Et pour se faire, le schéma tactique adopté lors la rencontre contre la Namibie n’est pas à modifier. Henri Michel en est conscient du moment qu’il a reconnu que ses poulains ont perdu leur seconde rencontre à cause d’erreurs manifestes commises lors des moments d’inattention. Confiants et sereins, semblent être les atouts à faire valoir selon Safri et Aboucharouane, qui ont déclaré, que leurs coéquipiers sont conscients de la responsabilité et que l’équipe est fin prêtre pour faire oublier sa prestation contre la Guinée et assurer le passage aux quarts de finale. Les nationaux doivent cependant s’employer avec beaucoup de talent et éviter les longues transversales imprécises et les passes à l’adversaire. Tenter des tirs cadrés de loin à l’instar de ce qu’a réalisé Aboucharouane, mettre en exergue la vitesse de Hadji et la maîtrise du jeu aérien de Chemmakh est en mesure de déstabiliser la défense adverse. Les Lions de l’Atlas n’ont pas de choix, ils sont condamnés à l’exploit.

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