Maroc : Une sortie honorable

Dans une salle couverte de Prince Felipe à Saragosse, en Espagne, où pas moins de 11.000 spectateurs, qui n’ayant d’yeux que pour leurs tennismen nationaux préférés, ce ne sont pas les meilleurs qui ont gagné.
Un constat qui s’est vérifié le week-end dernier quand l’équipe nationale de tennis a dû céder devant l’Espagne au premier tour de la coupe Davis. Au moment où les deux pays étaient à égalité de points (2-2) dimanche, et qu’il restait un seul match décisif entre Alex Corretja et Karim Alami, le sort réservait une mauvaise surprise pour les Marocains. Alami, incapable de poursuivre le match à cause d’une blessure à la cuisse gauche, a trébuché lors du dernier simple face à l’Espagnol en deux sets : 6-3, 6-0, avant d’abandonner la rencontre. Les trois mousquetaires sont éliminés dès le premier tour et doivent désormais se préparer pour un match barrage pour leur maintien dans le groupe mondial. Un match qui aura lieu en septembre prochain. L’Espagne, quant à elle, affrontera en avril les Etats-Unis pour le compte des quarts de finale.
Mené lors du premier match, vendredi dernier, qui a opposé Juan Carlos Ferrero et Hicham Arazi (6-3, 6-1, 6-2), c’est grâce au champion Younès El Aynaoui, vainqueur du Tournoi de Doha, que le Maroc a égalisé, au détriment d’un Alex Corretja des plus récalcitrants (6-3, 7-5, 6-4). Bien que s’étant défendus à merveille lors du double, qui a mis aux prises samedi le tandem Arazi-Alami et Corretja-Joan Balcells, les Marocains ont fini par céder la partie en faveurs des Castillans. Le point de l’égalisation de l’équipe marocaine a été enregistré, encore une fois, par Younès El Aynaoui, vainqueur dimanche de Juan Carlos Ferrero en trois sets à deux : (7-6 (7/2), 6-0, 0-6, 3-6, 6-3). Un Younès tout simplement magique. Si ce n’était la blessure de Alami, il aurait été lieu de célébrer une équipe nationale digne des meilleures raquettes du monde.
C’est la deuxième fois que le Maroc évolue parmi les 16 meilleures nations du tennis au monde. La première fois remonte au mois d’avril de l’année 2000. Face au Brésil de Gustavo Kuerten, le Maroc avait perdu par 4-1. Et c’est grâce à sa victoire sur la Belgique (septembre 2001) par 3-2 qu’il s’est maintenu dans le groupe mondial.
Mais, déjà, le fait que le Maroc soit présent dans une telle manifestation tennistique, perçu comme étant la coupe du monde de la petite balle jaune, est un grand privilège. Un privilège amplement mérité. Craignant une certaine surprise ou une surprise certaine, les trois capitaines de l’équipe espagnole ont fait appel aux quatre tennismen qui se sont octroyés le titre du « saladier 2000 » face à la grande équipe d’Australie.
Des tennismen bien rodés et qui ont terminé la saison 2001 parmi les meilleurs au monde. Juan Carlos Ferrero a fini 5e mondial, Alex Corretja 13e et Albert Portas 21e. Et ce n’est pas par superstition que La presse espagnole estimait avant ces rencontres qu’il « faut bien se méfier de l’équipe marocaine et surtout de Younès et Hicham ». Ces derniers affichent en effet une belle forme en ce début de saison. Leur défaite n’entamera en rien leurs qualités de grands joueurs et leur détermination à aller de l’avant. Le meilleur est à venir.

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