Mental et compétitivité, nouveaux chevaux de bataille de Gerets

Lors d’une conférence de presse organisée samedi au Centre international des conférences Mohammed VI à Skhirat, le sélectionneur belge de l’équipe du Maroc, Eric Gerets, a abordé plusieurs points, notamment la situation actuelle de l’équipe nationale et les perspectives futures. Parler d’avenir ne veut pas dire qu’une rétrospective factuelle sera écartée. En effet, Gerets est revenu sur l’expérience de la CAN-2012 et a fait savoir que parmi les principaux enseignements à tirer est qu’il faut continuer à investir plus dans le mental des joueurs, car la qualité de jeu ne suffit pas à elle seule. S’attardant sur ce point, le Belge a estimé que la fébrilité mentale chez certains joueurs marocains a été perçue notamment lors de la deuxième mi-temps du match contre le Gabon, qui a sonné le glas des espoirs des Lions de l’Atlas. En réponse aux critiques administrées sur le choix de certains joueurs, le sélectionneur s’est défendu en soutenant que «la question de la compétitivité est relative, car certains joueurs qui n’avaient pas beaucoup de matchs dans les jambes ont fait une CAN respectable, alors que d’autres, censés être compétitifs, n’ont pas été au rendez-vous». Il a toutefois concédé que cela «n’empêche que je serai plus exigeant en termes d’heures de jeu».
Cette rencontre avec la presse a également été une occasion pour Gerets de dresser le bilan de son travail à la tête de l’équipe nationale, tout en soulignant que le travail de reconstruction n’est pas terminé. «En 16 mois, on a joué 15 matchs, dont sept remportés, quatre perdus et quatre autres qui se sont soldés par le nul. On a marqué 21 buts, soit 1,5 but par rencontre et encaissé 11, soit 0,8 par match», a-t-il rappelé. Abordant la question de la communication, pointée comme la «pomme de discorde» entre la Fédération royale marocaine de football et le sélectionneur national, d’une part, et les médias et l’opinion publique d’autre part, M. Gerets a reconnu qu’«il y a des choses à améliorer à ce niveau», avant de poursuivre que «les journalistes doivent disposer de plus d’informations. Cela contribuera également à la création d’une relation entraîneur-presse basée sur le respect mutuel et des rapports neutres et objectifs».  Gerets a par ailleurs qualifié le match amical contre le Burkina Faso, prévu mercredi 29 février à Marrakech, de «début d’une nouvelle phase».

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