Michael Phelps rime avec phénoménal

Michael Phelps rime avec phénoménal

Avec ce nouveau sacre, record du monde à la clé (3:29.34), il devance dorénavant son compatriote Mark Spitz, sept fois titré en natation aux JO de Munich en 1972. Phelps compte également désormais 14 médailles d’or olympiques, record absolu tous sports confoondus.
Auparavant, il avait remporté le 400 m 4 nages (dimanche), le relais 4×100 m libre (lundi), le 200 m libre (mardi), le 200 m papillon et le relais 4×200 m libre (mercredi), le 200 m 4 nages (vendredi) et le 100 m papillon (samedi). Le 100 m papillon est la seule épreuve sur laquelle il n’a pas établi un nouveau record du monde dans le «Cube».
Aaron Peirsol, Brendan Hansen, Michael Phelps et Jason Lezak, qui font mieux que leur chrono de la finale des JO d’Athènes (3:30.68), se sont imposés devant l’Australie (3:30.04) et le Japon (3:31.18). Phelps, parti pour le papillon en troisième position, a remis les Américains en tête pour le dernier relais, en crawl, de Jason Lezak, médaillé de bronze sur 100 m libre. La Russie, quatrième, a amélioré son record d’Europe établi en séries, avec un temps de 3 min 31 sec 92/100.
«Il n’y a pas de mots. Les relais ont rendu cela (les huit médailles, ndlr) possible. Cela prouve que c’est aussi un travail d’équipe. Tout cela, la victoire pour un centième (sur 100 m papillon) ou celle d’aujourd’hui avec un record du monde, c’est une expérience incroyable qui restera gravée à jamais», a déclaré le prodige à la sortie du bassin.
«Je voulais absolument faire quelque chose que personne n’avait jamais réalisé en sport», a-t-il ajouté. Athènes il y a quatre ans, Phelps avait remporté six titres olympiques (100 et 200 m papillon, 100 et 200 m 4 nages et les relais 4×200 libre et 4×100 m 4 nages) en plus de deux médailles de bronze (200 m libre et 4×100 m libre). Grâce à sa quatrième pépite dorée à Pékin mercredi, il était déjà entré dans la légende olympique: en atteignant le total de 10 or, il devenait à 23 ans l’athlète le plus titré de l’histoire des JO. Avec un total de 14 médailles d’or, il distance l’athlète finlandais Paavo Nurmi, la gymnaste russe (ex-soviétique) Larysa Latynina, le nageur américain Mark Spitz et le sprinteur américain Carl Lewis, vainqueurs de neuf titres. Autre record olympique pour le phénomène américain, le record du nombre de médailles: avec son podium de dimanche, il devient l’athlète masculin le plus médaillé (16). Samedi, avec sa 15e médaille olympique, il avait en effet égalé le gymnaste russe (ex-soviétique) Nikolai Andrianov (7 or, 5 argent et 3 bronze aux Jeux de 1972, 1976 et 1980). Le record absolu du nombre de médailles, hommes et femmes confondus, appartient à Larysa Latynina. En trois participations olympiques (1956, 1960 et 1964), la gymnaste est montée à 18 reprises sur le podium, avec, en plus de ses 9 médailles d’or, 5 argent et 4 bronze. Hackett, double champion olympique en titre et quadruple champion du monde sur la distance, n’a pas réussi à devenir le premier nageur de l’histoire à être sacré pour la troisième fois de suite sur la même distance.
Chez les dames, l’Allemande Britta Steffen, déjà sacrée championne olympique du 100 m libre, a réussi le doublé en remportant l’or sur 50 m libre dames (24.06) devant l’Américaine Dara Torres et l’Australienne Cate Campbell. Steffen, 24 ans, s’est imposée en améliorant son record d’Europe de 3/100 pour réaliser le troisième doublé de l’histoire en sprint depuis l’apparition du 50 m libre en 1988.
Avant Steffen, seule l’ex-Allemande de l’Est, Kristin Otto, en 1988 à Séoul et la Néerlandaise Inge de Bruijn, en 2000 à Sydney, avaient réalisé l’exploit.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *