Mohamed Belmahi : «Il faut restructurer la Fédération de cyclisme»

ALM : Vous venez d’être élu à la tête de la FRMC, est-ce votre première expérience dans le domaine?
Mohamed Belmahi : Absolument pas, j’ai toujours été sportif avant d’être dirigeant. Durant ma jeunesse, je faisais partie des juniors de l’équipe des FAR de football en tant que gardien de but. J’ai aussi un grand penchant pour les arts martiaux. Dans le début des années quatre-vingt, j’ai été nommé président de la ligue du centre du sud de taïekwondo avant de devenir, en 1991, président délégué à la Fédération royale marocaine de taïkwondo. Durant cette période, il convient de rappeler que le taïkwondo national était présent, pour la première fois de son histoire, aux jeux olympiques de 1998 à Sydney. C’était une première pour notre sélection, grâce à un travail de groupe sérieux et assidu.

Que pensez-vous de l’état actuel du cyclisme national ?
Actuellement, la Fédération compte mois de mille adhérents, c’est peu au Maroc, surtout que le cyclisme est la troisième discipline olympique. La FRMC compte aussi cinquante clubs. Mais il faut dire que grâce à l’application de l’article 22 de la loi nationale sur l’éducation physique et les sports, qui d’ailleurs été bénéfique, seules les équipes solides et soudées ont persévéré et persisté. Il est important de mentionner le soutien moral et matériel présenté par le Comité national olympique marocain (CNOM) en cette période creuse. Il faut savoir que la pratique du cyclisme au Maroc obéit à des critères précis. L’équipe doit participer à des compétitions nationales, en l’occurrence, la Coupe du Trône, le championnat national ainsi que  des courses régionales.  Le club doit posséder au moins quinze coureurs. De nombreuses entités nationales étaient toujours prêtes pour valoriser ce sport qui rapporte beaucoup. Citons le ministère de la Jeunesse et des Sports Sana oublier les collectivités locales du Royaume.

Quelles sont vos priorités ?
D’abord, il faut restructurer la fédération. Sur le plan technique, il faut aussi accentuer la formation des entraîneurs nationaux. Notre pays dispose de grands connaisseurs en la matière, notamment, Saïd Benzekri, chargé de la direction technique, Lahcen Bilal entraîneur national de haut niveau sans oublier Mustapha Nejjari. Nous avons aussi besoin d’une équipe féminine. Il faut qu’il y ait des ligues bien organisées. En somme, beaucoup de travail nous attend et il ne faut surtout pas foot balliser le sport. Il y a 48 disciplines qui génèrent beaucoup d’emplois et d’exploits.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
La FRMC organisera fin mai la 21ème édition du tour du Maroc. Cette rencontre Internationale qui réunira plusieurs cyclistes de renom requiert  d’énormes efforts et une mobilisation totale pour redorer l’image du cyclisme national. D’autres tours sont prévus pour l’année prochaine qui traverseront plusieurs régions du Royaume notamment la ville d’Oujda, Nador, El Hoceïma, Tanger et autres.

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