Mouna, Mounia et Abdelkader

Qualifiés le mois de février écoulé, lors des Championnats d’Afrique qui ont eu l’Egypte pour théâtre, les trois Marocains qui défendront les couleurs nationales à Athènes sont sur le pied de guerre. Lors de la réunion continentale, ils avaient, tous les trois, raflé l’or dans leurs catégories respectives. Du coup, ce sont trois champions d’Afrique qui seront nos ambassadeurs aux Jeux Olympiques d’Athènes.
À commencer par les représentantes de la gent féminine, Mouna Benabderrassoul et Mounia Bourguig, qui sont également championne du Maroc dans leurs catégories. Le duo de charme ayant aiguisé ses armes des années durant, leurs adversaires savent certainement à quoi s’en tenir.
Abdelkader Zrouri, quant à lui, représentera le taekwondo marocain au masculin. Vivant en Belgique, ce Marocain a fait parler de lui à maintes reprises. Il est, notamment, très connu dans les sphères du taekwondo européen où il revêt l’aspect d’adversaire redoutable. Ceux auxquels il a fait mordre la poussière en savent quelque chose.
Âgée de vingt ans à peine, Mouna évolue dans la catégorie des (-67kg). Championne nationale à sept reprises, la jeune femme se bat comme une lionne et signe une véritable hégémonie sur le Championnat. En effet, Mouna Benabderrassoul ne veut plus lâcher la plus haute marche du podium, depuis qu’elle s’y est initiée en 1998. Son coach de père, M. Ahmed, se charge personnellement de sa jouvencelle à laquelle il dispense les entraînements requis.
Mouna est tombée dans la marmite du sport depuis son plus jeune âge. À huit ans, la jolie fillette qu’elle fut se jeta à l’eau : la natation est la première discipline qu’elle étreignit. Elle se convertira par la suite à la gymnastique et c’est en 1995 qu’elle rencontra l’amour de sa vie : le taekwondo. Depuis cette date, la gracieuse Mouna ne cesse de gravir les échelons.
Natifs tous deux de l’année 1976, Bourguig et Zrouri évoluent respectivement en catégories (+67kg) et (+80kg). A l’instar de leur camarade Mouna, ils sont réputés pour être combatif jusqu’au bout. Grâce à nos trois mousquetaires, le Maroc peut se munir d’un certain optimisme.
Optimisme qui est perceptible au niveau fédéral de la discipline. « Nous gardons nos chances intactes grâce à nos jeunes talents. Toutefois, le tirage au sort sera décisif de l’issue de la compétition pour nos athlètes. Nous venons d’adopter un nouveau coach, Sud-Coréen, qui pèsera de tout son poids si l’on arrive à le dépêcher sur-place avec l’équipe nationale, actuellement en concentration au Complexe Moulay Rachid », nous a déclaré, l’air confiant, Driss Hillali, président de la fédération de tutelle.

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