Mustapha Chadli : le «Higuita» marocain

Mustapha Chadli : le «Higuita» marocain

On l’a traité de fantaisiste, d’enfant gâté. On a souvent fait le parallèle entre lui et le célèbre gardien de but colombien Higita, en notant qu’il ne cesse de le singer. L’homme au maillot aux manches courtes a pratiquement tout vécu avec les Vert et Blanc. La dernière des consécrations était continentale. Il y a quelques semaines à Garoua, «Mus», comme aiment l’appeler ses co-équipiers du Raja, était incontestablement le héros de la finale retour de la Coupe de la Confédération africaine de football. Il était de beaucoup pour le match nul du Raja. Un nul qui leur a ouvert la voie du sacre continental puisque les Marocains avaient eu le dernier mot en aller (2-0). Mustapha Chadli est rajaoui dans l’âme. On dirait que le sang qui coule dans ses veines vire vers le verdâtre. C’est normal après tout surtout que le nom de ce gardien de but qui fait à peine 1m76 n’a pas beaucoup évolué dans d’autres clubs marocains, à part une année passée au TSC. C’était en 1997, une saison à laquelle le club a été relégué à la deuxième division. «Je suis comblé avec le Raja, un club au sein duquel j’ai pratiquement tout connu : six titres de champion du Maroc, une coupe du Trône, deux Champion’s League africaines, une super coupe africaine, une coupe de la CAF et une coupe afro-asiatique», commente-t-il. Il a en outre pris part à de nombreuses manifestations internationales, la Coupe du monde en France, la Coupe d’Afrique des Nations au Nigeria mais surtout la Coupe du monde des clubs au Brésil. C’était en janvier 2000 et Chadli y a connu quelques-uns de ses plus beaux souvenirs. «C’est surtout le match que nous avons joué contre le Réal Madrid qui m’a le plus marqué. Nous étions une formation jeune. Ils étaient des géants de la planète football. Et pourtant, nous leur avons tenu tête», se souvient-il. Mais le parcours de ce gardien de but n’a pas toujours été facile. Les déceptions, revers et échecs y ont également leur place. Son parcours avec les Lions de l’Atlas n’ont toujours pas fait l’unanimité. C’est certainement pour ces raisons-là que ses sélections nationales n’étaient pas régulières. A plusieurs reprises, les observateurs le croyaient fini, s’avançant à prédire la fin de la carrière de ce keeper. Une prédiction qui n’allait heureusement pas se réaliser. La persévérance de Chadli et sa détermination à toujours faire mieux l’ont à chaque fois sauvé. Actuellement, avec le brassard du capitaine des Vert et Blanc, il est au top de sa carrière footballistique nationale. Mais «Mus» a de l’ambition. Il compte certes parmi les plus brillants gardiens de but nationaux mais ceci ne lui suffit pas. Il lorgne à présent une carrière professionnelle. «C’est ailleurs que je vois mon avenir», explique-t-il. Et d’ajouter : «J’ai pratiquement tout connu avec le Raja. Il est grand temps que j’aille voir ailleurs».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *