Naciri : “Il faut limiter les dégats”

Naciri : “Il faut limiter les dégats”

ALM : En tant que secrétaire administratif du GNF, qu’est-ce qui justifie à votre avis la suspension des matches programmés de la Renaissance Settat ?
Mohamed Naciri : Nous avons procédé à cette suspension pour éviter que les autres clubs ne soient pénalisés par les agissements d’une poignée de personnes. Figurez-vous que sur la seule infraction commise par les joueurs de la RSS, qui ont refusé de porter le sigle du sponsor officiel du championnat national, enlevant au passage les panneaux publicitaires entourant l’aire du jeu, nous avons perdu quelques 21 millions de centimes. Et si la RSS rejoue, nous subirons des pertes supplémentaires. Ainsi est le règlement. Ce dernier s’applique sur tous les clubs. Des actes aussi irresponsables que téléguidés et qui ne pourront que porter atteinte à la fois à l’image du football national et à son équilibre financier. La réaction du sponsor est tout à fait normale dans la mesure où il a parfaitement le droit de contrôler le respect, ou non, des clauses du contrat qui le lie avec le GNF. Si un seul panneau, sur un total de six qui doivent être affichés, venait à manquer, il est en droit de revoir à la baisse le montant qu’il avance au GNF.
Sachant que l’avenir de tout le club au cours de cette saison est également en jeu, quelles sont les mesures que vous entreprenez pour lui permettre de rejouer ?
Une réunion est prévue aujourd’hui entre une commission du GNF et les représentants du Club. Il s’agit de Rachid Azmi, le président du club qui déclare être revenu sur sa démission, l’entraîneur de l’équipe et son capitaine. A défaut d’un bureau à même de représenter le club, se sont ces derniers qui font office d’interlocuteurs. Et c’est en fonction du déroulement de cette réunion qu’une décision sera prise.
La RSS, pourra-t-elle réintégrer le calendrier des matchs programmés ?
Le problème ne se pose pas à ce niveau dans la mesure où la Renaissance Settat pourra rejouer à partir de la prochaine journée du championnat. La suspension a un caractère temporaire, et non pas définitif. Elle a pour unique objectif de sanctionner un acte déplacé, et non pas celui de pénaliser le club, déjà en souffrance. C’est d’ailleurs pour éviter que cette erreur ne soit répétée que nous avons convoqué les « responsables » de l’équipe. Ces derniers se sont par ailleurs engagés à faire respecter le règlement organisant nos rapports avec le sponsor. Idem pour le bureau démissionnaire du club, pour qui cet engagement est une condition sine qua non à son retour.
Aussi passager qu’il soit, ce bras de fer entre le GNF et la RSS, ne fait-il pas reposer la question sur le sponsoring au Maroc ?
Je tiens à préciser à cet égard que la mission du GNF est de faire bénéficier tous les clubs des apports financiers des contrats conclus avec les entreprises et organismes qui sponsorisent le championnat national de façon générale. C’est au club de chercher son propre sponsor et de faire appel aux subventions de la commune. L’intérêt que peut susciter un club vis-à-vis d’un sponsor répond à des exigences clairement définies et qui dépendent uniquement du club lui-même. Il s’agit notamment de l’organisation interne du club, du poids que représente l’équipe dans le championnat, de son terrain et de l’étendue de sa popularité, fixée à travers le nombre de ses supporters. Ce sont des conditions pour tous les clubs marocains du GNF1. Attirer des sponsors passe obligatoirement par la mise à niveau qu’on peut enclencher au sein de son club.

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