Natation-dopage : l’unanimité avant de plonger

L’engagement dans la lutte contre le dopage se trouve au centre de très nombreuses interventions d’entraîneurs ou de dirigeants depuis l’ouverture des Championnats du monde 2007 de natation à Melbourne.
Longtemps plutôt épargnée par le fléau en dépit de quelques épiphénomènes, la natation a replongé dans le cœur du problème avec la Russe Anastasya Ivanenko, la championne du monde 2006 du 800 m en petit bassin. Le cas de cette nageuse de 18 ans, contrôlée positive à la Furosemide, un diurétique masquant, le 23 janvier dernier, a rappelé que le combat n’était jamais gagné. Dans la foulée, les rumeurs et les insinuations ont repris autour de plusieurs nageurs ou pays, comme les Chinois et les Allemands, notamment la sprinteuse Britta Steffen, qui a battu le record du monde du 100 m nage libre l’été dernier. Avant une compétition-course qui promet une multiplication d’exploits et de records, de nature à faire naître des interrogations, la Fédération internationale (FINA) a tenté de calmer le jeu et tenu à montrer qu’elle était une élève modèle sur ce dossier.
«J’ai le sentiment que notre sport est plutôt propre», a fait valoir le président Mustapha Larfaoui, demandant au passage l’aggravation des sanctions jusqu’à quatre ans et rappelant que la Fina alloue à ce problème un budget «exceptionnel, plus d’un million de dollars».
Depuis leur arrivée à Melbourne, les entraîneurs de tous les pays ont aussi multiplié les messages sur la propreté de leurs athlètes. Ainsi, les Allemands ont rappelé que leur fédération prévoyait de conserver le sang pour des contrôles a posteriori et, surtout, avait proposé de nouveaux tests. Hôtes de la compétition, les Australiens sont beaucoup montés au créneau.
C’est d’abord Don Talbot, le célèbre entraîneur, qui a loué «l’attitude active» des Allemands. Alan Thompson, le patron de la natation "aussie", a pris le relais pour assurer qu’il ne nourrissait pas de soupçons. Mais pour Thompson, il ne faut pas mettre en doute les performances.
Pour convaincre, il a rappelé le programme de son pays, qui consiste à répéter les contrôles comme «personne dans le monde», citant l’exemple d’un nageur contrôlé «quatre fois en dix jours» avant les Mondiaux.

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