Naybet et Zaïri pour un sacre africain

Noureddine Naybet et Jawad Zaïri ont été sélectionnés par la Confédération africaine de football (CAF), en compagnie de 23 autres footballeurs africains qui se disputent le titre du meilleur joueur continental de l’année 2003. Après deux sacres consécutifs, en 2001 et 2002, le Sénégalais Hadji Diouf s’est donc éclipsé de la course cette année. Il en est de même pour son compatriote Pape Bouba Diop, deuxième lors du dernier classement, et l’Egyptien Ahmed Hassan, troisième. Aucun joueur sénégalais ne figure d’ailleurs parmi les 23 candidats. La plus grande représentation sur cette liste est à mettre à l’actif des sélections du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Nigeria, qui comptent chacune trois candidats. Les deux premières sélections sont présentes en masse malgré leur absence des phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations qui aura lieu début 2004 en Tunisie. Mais le plus grand favori de l’édition de cette année n’est autre que le capitaine de l’équipe espagnole du Real Majorque, le Camerounais Samuel Eto’o. Ce dernier se trouve d’ailleurs en lice pour deux titres, celui du meilleur footballeur africain et européen. Le capitaine des Lions indomptables a brillé lors de cette année, tant au sein de son club qu’à la tête de la sélection camerounaise, endeuillée en août dernier après le décès de Vivien Foé lors de la Coupe des Confédérations à Paris. Il est également à signaler que parmi les 23 joueurs pré-sélectionnés, le Libyen Tarek El-Saed est le seul à évoluer sur le continent africain au sein du club sportif sfaxien (Tunisie). Les deux internationaux marocains se sont donc lancés dans une nouvelle course, remportée jusqu’à présent par quatre footballeurs marocains. Le premier à s’être illustré sur la scène continentale n’est autre qu’Ahmed Faras. C’était en 1975, soit cinq années après la création du trophée. Dix années plus tard, un autre international marocain, Mohamed Timoumi en l’occurrence, permet au Maroc de réinscrire son nom sur la liste des lauréats. Une distinction qui se renouvellera en 1986. Le keeper de la sélection nationale ayant pris part à la coupe du monde 1986 au Mexique, Baddou Zaki, est arrivé à la tête du classement. Il fallait cependant attendre plus d’une dizaine d’années pour voir un représentant du football marocain hériter de ce titre honorifique. Mustapha Haji, auteur d’un beau parcours dans le Mondial français, a ainsi été désigné meilleur footballeur africain de l’année 1998. C’est à ces grands footballeurs que Naybet et Zaïri voudraient succéder. Le premier est capitaine des Lions de l’Atlas depuis plusieurs années déjà. Ses exploits et son palmarès, tant au sein de la ligne défensive de l’équipe nationale que celle de son club, le Deportivo La Corogne, parlent d’eux-mêmes : trois fois champion du Maroc en compagnie du Wydad de Casablanca (1989, 1990 et 1992), une Coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de coupes (1992) et la Super Coupe d’Afrique une année plus tard (1993). Ces titres lui ont ouvert les portes des championnats professionnels français en compagnie du FC Nantes, portugais avec le Sporting CP et espagnol avec le Deportivo La Corogne. C’est au sein de ce dernier club que Noureddine Naybet vit les meilleurs moments de sa carrière footballistique. C’est également à La Corogne qu’il a remporté ses plus beaux sacres : la Liga en 2000, la Coupe d’Espagne en 2002 et la Super Coupe d’Espagne la même année. En sélection nationale, qu’il a conduit à deux Coupes du monde (1994 et 1998), à trois Coupes d’Afrique des nations (1998, 2000 et 2002), sa place de titulaire est indiscutable depuis plusieurs années. Ce n’est donc que ce titre de meilleur footballeur du continent noir qui manque terriblement au tableau de chasse de Naybet. Le second Marocain en lice, Jawad Zaïri, est au tout début de sa carrière footballistique. Mais s’il est vrai que l’expérience manque à ce jeune attaquant de 21 ans, il n’en est pas de même pour le talent. Ce dribbleur-né n’a cessé de faire parler de lui depuis sa première titularisation dans le groupe de Baddou Zaki. Sociétaire du FC Sochaux, en février dernier à l’occasion de la rencontre amicale contre la sélection sénégalaise. Depuis, il a conquis le public marocain. Evoluant d’abord en seconde division française, Zaïri s’est vite fait remarquer des clubs de la Ligue 1. De plusieurs propositions, il en a choisi une, celle du FC Sochaux, où il évolue depuis deux saisons déjà. Avec son nouveau club, même s’il était plus sur le banc de touche que sur la pelouse des terrains, le Marocain n’a pas manqué de signer quelques-uns des plus beaux buts sochaliens de la saison.

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