Offensive anglaise sur le foot français

Décidément, le football français continue d’attirer son homologue d’outre-mer. Les clubs de la deuxième moitié de tableau du Championnat d’Angleterre de football ont largement fait leur marché en France. Depuis le début de l’année, Dugarry, Swierczewsky et Coly jouent à Birmingham, Sommeil et Belmadi à Manchester City alors qu’André est annoncé à Bolton.
Ceci confirme un engouement qui depuis plus de dix ans ne se dément pas. De grosses pointures comme Silvestre et Barthez (Manchester United), Robert (Newcastle) ou Anelka (Manchester City) ont certes brillé en Angleterre. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Des joueurs un peu moins cotés y évoluent également. Distin (ex-Paris SG) est aux côtés de Benarbia et Belmadi à Manchester City. Fabrice Fernandes, formé à Rennes et passé par Fulham, éclate à Southampton alors qu’Edouard Cissé, fait le bonheur de West Ham même s’il est à la dernière place du classement.
Ces joueurs espèrent marcher sur les pas de Viera ou Pires. Le succès de ces derniers semble convaincre d’autres joueurs de signer pour des clubs dont la renommée n’atteint pourtant pas celle d’Arsenal.
Birmingham qui a engagé trois tricolores lors du mercato d’hiver occupe la 16ème place, à sept points uniquement du premier relégable. Manchester City, qui a dépensé 6,5 millions de livres (10 millions de dirhams) lors de la seconde phase des transferts, est dixième. Bolton, qui espère signer avec le Nantais Pierre-Yves André, est 17ème. Pour Christophe Dugarry qui a élu domicile à Birmingham, «ce n’est pas pour l’argent, c’est pour le défi sportif, et pour l’ambiance car le championnat anglais, c’est comme jouer la Ligue des champions chaque week-end». Les premiers matches du champion du monde et d’Europe, en bout de course avec Bordeaux, avec sa nouvelle équipe l’ont vite déchanté. Pour son premier match avec les Blues, il a subi une lourde défaite 4 à 0 par le leader Arsenal.
Avec 150 étrangers sur un total de 600 footballeurs professionnels, la Premier League est, avec l’Espagne, un des championnats qui attirent le plus. Et pour cause, les clubs qui y évoluent dépensent des grosses sommes pour pouvoir recruter les meilleurs footballeurs sur la scène mondiale. Ceci n’est pas sans s’accompagner d’une qualité technique incontestable due à l’arrivée de nombreux joueurs continentaux.
Grâce à d’importants revenus liés aux droits télévisés, un club comme West Bromwich, juste promu a ainsi touché 30 millions d’euros cette saison. Mais pour beaucoup, le football anglais vit au-dessus de ses moyens. La majorité des 80 clubs professionnels anglaise est endettée (110 millions d’euros pour Leeds). Ils sont en outre menacés par une forte réduction des droits TV. Selon Peter Kenyon, directeur de Manchester United, il faudrait réduire de moitié le nombre de clubs professionnels pour assurer leur survie.

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