«On voulait plus plaire que gagner »

«On voulait plus plaire que gagner »

ALM : Une semaine après avoir perdu le titre de champion national, les FAR ont assuré, face à l’UTS, une qualification en demi-finales de la Coue du Trône. Etait-ce facile ?
M’hamed Fakhir : Tout le monde connaît les rencontres de coupe qui ne suivent aucune logique. Aucune équipe ne peut se prévaloir d’être favorite sur le papier. Tous les clubs se valent et veulent aller le plus loin possible dans cette compétition. C’est pour ces raisons que les surprises sont très fréquentes. La toute dernière a été créée par le FUS qui a sorti le champion du Maroc en titre, le Raja en l’occurrence. Face à l’Union Touarga, nous devions nous munir de vigilance. Durant le match assez difficile lequel l’équipe adverse a montré qu’elle n’a pas volé son accession en première division. Elle est encadrée par l’un des meilleurs joueurs et entraîneurs marocains. Face à un groupe aussi compact, la victoire n’était pas aisée à remporter.
Jouer trois rencontres en une semaine n’a-t-il pas pénalisé votre équipe ?
C’est effectivement la programmation qui nous a beaucoup pénalisés. Ce marathon a commencé avec la rencontre comptant pour la 30ème journée du championnat de première division du GNF contre le KACM. Les Marrakchis nous ont rejoints au score à 20 secondes de la fin de la rencontre, ce qui a permis au Raja de remporter le titre de champion. C’est en quelque sorte le charme du football. Abattus, démoralisés et le coeur plein de chagrin, nous devions préparer la rencontre des huitièmes de finale contre l’OCK, une équipe qui compte parmi les meilleures au Maroc. Je ne mentirais pas en disant que le boulet psychologique du titre raté n’était pas facile à enlever. Mais nous y avons réussi. Trois jours plus tard, nous avions rendez-vous avec les quarts de finale de la même compétition, rencontre que nous avons remportée contre l’UTS. Ce marathon continue avec les demi-finales de la Coupe du Trône le 3 juillet et celles de la Coupe de la Confédération africaine de Football le même mois. Nous n’allons pas nous reposer, puisqu’en août, nous devons préparer la saison prochaine. Ce qui risque de pénaliser pleinement les joueurs.
Quelles sont les raisons objectives de l’échec des FAR à remporter un titre duquel ils étaient très proches depuis le début de la saison ?
Nous avons cru précocement que nous étions champions du Maroc. Le manque de maturité et d’expérience de nos joueurs nous ont fait le plus grand tort. Je peux également dire que les FAR ont perdu le titre lors des cinq ou six dernières journées. Et à chaque reprise, nous menions au score avant d’être rejoints à la dernière minute comme c’était le cas face à Chabab Mohammedia. Contre le KACM, c’était dans les 20 dernières secondes, alors que nous menions 2-0. En plus, notre gestion des arrêts de jeu était catastrophique. Il était clair que les joueurs ont voulu plus plaire que gagner.
Peut-on dire que les FAR se sont relevées de la déception du sacre national perdue ?
Le 1er août dernier, lorsque j’ai pris en main les rênes de cette équipe, tout était à construire. Notre objectif était alors de se classer dans les cinq ou six premières équipes. Nous avons fait mieux. Nous étions sur le point de remporter le championnat. Nous avons également gagné une Coupe du Trône et nous avons atteint une demi-finale africaine. C’est bien évidemment une très bonne saison., même si le championnat nous a échappé entre les doigts.
Votre contrat avec les FAR était d’une année. Allez-vous le reconduire ?
La saison n’est pas encore terminée. Il est vrai que mon contrat arrive à expiration le 31 juin courant mais je ne pourrais tout de même pas laisser l’équipe alors que de nombreux matches restent à jouer. Quant à une éventuelle reconduction de ce contrat, je préfère ne pas en parler pour le moment.

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