Paris-Dakar en passant par Smara

Plus de 9.436 km à parcourir en quatorze étapes en passant par cinq pays. Ainsi se résume la véritable traversée du désert que quelque 434 concurrents auront à disputer pour le prochain rallye Paris-Dakar. Organisé du 28 décembre au 13 janvier 2002, la compétition, aura pour point de départ la ville française d’Arras. Un départ qui marquera le début d’une compétition pas comme les autres. A l’épreuve sportive proprement dite, s’ajoutent l’aventure, la quête de soi dans une immensité de sable et la rencontre de gens de tous bords. Sans oublier la beauté des paysages que les participants, amateurs ou professionnels, auront à traverser. Le tout pour donner lieu à une expérience unique en son genre. Un passage par le Maroc s’impose. Les villes de Tanger, Rabat, Er-Rachidia, Ouarzazate et Tan-Tan, en passant par le Sahara marocain constituent 3 des 14 étapes de ce parcours. Un parcours mais aussi une histoire. Toute a commencé en 1977 avec un certain Thierry Sabine. Perdu en plein désert libyen et ayant pour seule compagnie sa moto, Sabine se trouve livré à lui-même dans une terre sans hommes… ou presque. C’était alors qu’il participait au rallye Abidjan-Nice. Sauvé in extremis, il s’en sort indemne mais il n’en reste pas moins subjugué par le désert. Il décide alors de faire partager cette expérience avec le maximum de gens en imaginant un parcours partant d’Europe, traversant les déserts les plus mythiques et s’achevant à Dakar. Un rêve qui ne tardera pas à devenir réalité. Il aurait suffi de vouloir. Le rallye est lancé pour la première fois le 26 décembre 1978. 170 concurrents y prennent part. Contraste des civilisations ancestrales avec des villages traditionnels et un monde moderne fait de voitures, motos et camions à grande vitesse, l’enchantement est au rendez-vous. Le succès de la course, la plus médiatisée des années 80, est mondial. Un succès auquel participera un certain Hubert Auriol, alors un passionné de motos, actuellement le directeur du Dakar. Passé le temps du risque aventureux, la conquête de l’inconnu et l’enthousiasme, l’enjeu pour l’édition de cette année est celui de la sécurité. L’histoire du Dakar a été endeuillée par plusieurs accidents qui en ont fait l’une des courses les plus dangereuses au monde. Le crash dont l’hélicoptère du pionnier même de cette compétition, Thierry Sabine, en est l’exemple le plus criant. C’est pour pallier ce genre de drames que la logistique a vu le nombre d’avions réduit au bénéfice des véhicules d’assistance sur piste qui seront au nombre de 80. Des contrôles de radar, des pénalités de temps et amendes en cas de non-respect des consignes… sont également prévus. Des mesures indispensables pour l’une des plus grandes manifestations des sports mécaniques internationales.

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