Périples africains pour le WAC et le Raja

Périples africains pour le WAC et le Raja

Après les quarts de finales de la Coupe du Trône disputés le week-end dernier, les deux clubs casablancais, Wydad et Raja, se lancent dans le bain des compétitions africaines. Les Rouge et Blanc, dont le périple africain de ce début de septembre les emmène à Lusaka, visent un deuxième sacre consécutif. Mais face à Power Dynamos, le Wydad navigue dans le brouillard. L’équipe zambienne n’est pas très connue sur la scène footbalistique continentale, ce qui devrait pousser les Casablancais à doubler de vigilance. L’entraîneur de l’équipe, Ivica Todorov, qui en est à sa seconde expérience africaine après le bref essai du MAS la saison dernière, en est conscient. « L’équipe zambienne a un avantage de taille, celui d’être en milieu de saison. Nous n’avons joué pour le moment qu’une seule rencontre officielle et le championnat ne commencera que dans une dizaine de jours », a-t-il déclaré (voir l’interview publiée dans le n° 464 du 02 septembre). Le voyage n’est donc pas de tout repos pour les Wydadis qui souffrent en plus d’un handicap au niveau de la défense. En effet, plusieurs titulaires n’ont pas fait le déplacement en Zambie en raison de blessures ou de non-qualification par la Confédération africaine. Raji, qui a écopé de deux cartons jaunes, Allali et El Afoui, blessés et Kaoutar, non-qualifié, sont notamment concernés. « Je ne dispose plus que de quatre défenseurs », a résumé le coach des Rouge et Blanc. Réduite numériquement, la ligne défensive devrait faire face à la bonne condition physique des joueurs africains, le football zambien étant particulièrement connu pour la fougue et la résistance de ses pratiquants. L’autre représentant du football marocain, le Raja, a pour sa part entrepris un voyage de 48h qui devrait l’amener à Harare en Zimbabwe où l’attend une rencontre comptant pour les quarts de finale aller de la Coupe de la CAF. Face à un adversaire aussi inconnu que les Black Rhinos, les Rajaouis n’ont d’autre choix que de s’armer de vigilance, surtout que plusieurs éléments composant l’ossature de l’équipe ne sont pas du voyage. Il s’agit notamment du capitaine Abdellatif Jrindou qui a entamé une expérience professionnelle dans les pays du Golfe et de Masloub et Mustapha Bidodane, blessés. Mais l’expérience africaine des éléments rajaouis, entraîneur et joueurs, a dû les immuniser contre toute surprise de dernière minute, telle une pelouse impraticable ou un public hostile. Et à Harare encore, les Marocains s’affronteront à une équipe qui privilégie la présence physique sur le terrain. Un style de jeu purement anglo-saxon auquel les Rajaouis sont habitués. Cependant, et pour espérer réaliser un bon résultat, ces derniers doivent oublier la difficile rencontre qu’ils ont jouée contre la Jeunesse d’Al Massira dimanche dernier en quarts de finale de la Coupe du Trône. Difficile, elle l’était vraiment puisque les Vert et Blanc n’ont décroché leur billet pour les demi-finales qu’à la fin de la seconde prolongation.

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