Polémique autour du Paris-Nice

La Fédération française de cyclisme (FFC) a décidé d’« accepter la demande d’ASO (Amaury Sport Organisation), qui souhaite organiser Paris-Nice comme une épreuve du calendrier national, sous le statut exclusif de la loi française »: une démarche « profondément irrégulière » et s’annonçant « lourde de conséquences pour toutes les parties impliquées », souligne l’UCI dans un communiqué en dénonçant
«l’insubordination acceptable d’ASO et de ses alliés ». « Sous la formule retenue », « Paris-Nice ne peut être considérée comme une épreuve du calendrier national français, suivant son règlement », juge l’Union cycliste internationale. « De ce fait, si la FFC devait maintenir sa position, la course serait organisée totalement en dehors du cadre fédératif et réglementaire de l’UCI ». « Cette violation du règlement entraînerait donc, en premier lieu, la responsabilité de la FFC, qui donnerait sa contribution à la réalisation d’un événement purement privé, sans aucun lien avec le sport organisé ni avec le mouvement olympique, dont l’UCI représente le seul organisme de référence pour toutes les disciplines du cyclisme », peut-on lire dans le communiqué. L’UCI rappelle à cet égard « qu’elle ne sera aucunement impliquée dans l’organisation de Paris-Nice dans les conditions mentionnées ». « Cela signifie que, pour la Fédération internationale, cette épreuve n’aura pas de classement ni de vainqueur, et n’attribuera aucun point. De surcroît, aucun contrôle antidopage ne sera effectué par l’UCI, qui n’interviendra pas dans la gestion de ceux qui devraient être éventuellement réalisés sous l’égide de la loi nationale », ajoute le communiqué, en soulignant qu’aucun « commissaire international ni national » ne sera « autorisé à oeuvrer lors de cette épreuve, qui ne sera pas régie par le règlement UCI». L’Union cycliste internationale se déclare «confiante» dans le fait que «les équipes comprendront la gravité de la situation et refuseront de participer à Paris-Nice, ce qui, au-delà des sanctions auxquelles elles s’exposeraient, contribuerait à compromettre l’image et la stabilité du cyclisme ». Observant que la « mission d’une Fédération Internationale » consiste « à sauvegarder l’intérêt général du sport face à ceux de tout groupe d’influence économique », l’UCI invite « tous les membres de sa grande famille à partager sa position dans les moments certainement difficiles qui l’attendent, ainsi qu’à s’opposer à l’insubordination inacceptable d’ASO et de ses alliés ».

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