Premier test de l’équipe nationale

L’équipe nationale de football devrait s’envoler aujourd’hui pour Libreville où elle doit jouer samedi prochain un match capital contre son homologue gabonaise. Cette confrontation, qui rentre dans le cadre des éliminatoires de la coupe d’Afrique, s’avère cruciale pour une équipe en pleine mutation. Non seulement l’entraîneur Humberto Cuelho n’est plus là, mais a sélection nationale a connu un profond remaniement avec l’arrivée de l’entraîneur adjoint Baddou Zaki. L’ex-joueur professionnel, qui a fait ses preuves en tant qu’entraîneur joue dans ce match un enjeu de taille. D’abord il a cette lourde responsabilité de réhabiliter le football national après les débâcles de la coupe du monde et de la coupe d’Afrique.
Ce qui n’est pas une sinécure quand on sait que l’ossature de l’équipe nationale a été changée et que seul le capitaine Naybet demeure à la barre. Autrement la plupart de joueurs appelés n’étaient pas des titulaires dans l’ancienne version bien que leur majorité soit des joueurs professionnels. Encore ! Oserons-nous dire. Mais c’est un choix qui sied aux circonstances d’un match qui arrive avant le démarrage du championnat et qui s’annonce des plus délicats.
Encore faut-il préciser que cette nouvelle équipe aura la grande motivation de remplacer une génération de joueurs qui a fait son temps et sa gloire.
L’expérience et l’habileté de l’entraîneur Zaki, on n’arrive pas à employer le terme «adjoint» puisqu’il est tout seul, devraient provoquer de l’émulation chez cette nouvelle génération. Mais il ne faut pas se leurrer et prendre le match contre le Gabon à la légère, car cette équipe a souvent surpris ses adversaires.
L’équipe nationale, avec ses meilleurs éléments, en a même subi les frais en s’inclinant à Libreville dans un match qu’on croyait à notre portée.
C’est dire qu’il faut aborder ce match avec toutes les précautions, même si une victoire est indispensable pour que la troupe à Zaki démarre dans la confiance. Il faut le reconnaître, du résultat de cette rencontre dépend l’avenir d’une équipe qui a la charge de revigorer l’image du football national. Mais encore, la fédération de football entretient le flou en abordant un match officiel avec un entraîneur adjoint sans entraîneur principal.
Une situation confuse qui n’est pas pour arranger les choses aussi bien pour Zaki que pour les joueurs. Car même si l’ex-capitaine de l’équipe national sait se faire respecter, il faut avouer que ce statut provisoire ne lui facilite pas les choses. D’abord, pour son moral et sa motivation, il est difficile qu’il puisse donner tout de lui-même, sachant qu’il n’est là que pour assumer l’intérim… d’un messie à venir. Ensuite, sa fonction d’adjoint risque de le diminuer face à des joueurs qui ne jurent que par l’entraîneur officiel. Mais gageons que tout sera remis en ordre et que l’équipe nationale saura faire de l’ordre à Libreville.

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