Procès OM : Réquisitions «injustes»

L’un des avocats de Robert Louis-Dreyfus, Me Sophie Bottai, a qualifié mardi d’"injuste" la peine de trois à quatre ans de prison avec sursis requise lundi contre l’actionnaire principal de l’Olympique de Marseille dans le procès des transferts suspects au sein du club de football entre 1997 et 1999.
"Ce réquisitoire est particulièrement fragile et injuste, car il n’apporte pas la preuve de la connaissance, de la participation et de l’autorisation de Robert Louis-Dreyfus à certaines pratiques, qui ont parfois été avérées et démontrées dans ce procès", a déclaré Me Bottai.
"On ne peut se contenter de «probablement» et de «certainement». On est dans un abus de bien social virtuel", a-t-elle ajouté. Trois à quatre ans de prison avec sursis assortis d’une amende de 375.000 euros ont été requis par le procureur Marc Cimamonti à l’encontre de "RLD", poursuivi pour abus de biens sociaux et auquel le ministère public a reproché sa participation à un "système de fraudes généralisées". Le procès s’est poursuivi mardi avec le début des plaidoiries de la défense. Celle de Robert Louis-Dreyfus devait s’exprimer hier mercredi et celle de l’ex-entraîneur Rolland Courbis jeudi.
C’est la défense de l’ex-agent Hervé Goursat qui a visiblement le plus convaincu le ministère public. Débutant dans ce métier lors du transfert de Bakayoko, Goursat a dû reverser la moitié des 5,3 MF de commissions à deux autres prévenus, Gilbert Sau et Edmond Adam.
"Il a agi sous la contrainte, victime d’un système qui l’a dépassé (…), tombé dans un piège lors d’une réunion avec un aréopage d’agents, intermédiaires et courtiers, vrais ou faux. Il y manquait un pigeon" et Goursat fut celui-ci, a expliqué son avocat Me Olivier Martin.
Me Patrick Maisonneuve, le défenseur de Denys Angeloglou, un proche de "RLD" membre du conseil de surveillance, a demandé la relaxe de son client, stigmatisant une instruction incomplète, en raison de l’absence de poursuites contre les joueurs : "Quand on parle de rémunérations occultes, il faut aller jusqu’au bout. Qui a touché quoi à l’arrivée, et comment?", a-t-il lancé. M. Angeloglou est poursuivi pour complicité d’abus de biens sociaux, en rapport avec les contrats des Argentins Calandria et Berizzo.

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