Quand le foot attise les convoitises de supporters prisonniers

Le football est devenu une obsession. C’est le moins que l’on puisse dire après la décision prise par les autorités pénitentiaires de la Thaïlande. Celles-ci ont décidé de diffuser les matches de la Coupe du monde 2002. Mais pas en direct, pour éviter les paris clandestins. «Tout le monde a le droit de regarder le football, y compris en prison», a expliqué un responsable du ministère de la Justice. Cette mesure a été prise pour faire face au phénomène des paris, dont la Thaïlande est une championne. Selon un récent sondage effectué par l’université de Chulalongkorn, près de 2 millions de thaïlandais parient sur le football. Une activité qui génère plus de 1,1 million de dollars (1,22 m euros) par an. Le phénomène a pris des proportions alarmantes, surtout chez les étudiants : près de la moitié des 15-22 ans miseraient de l’argent sur le football. Ces derniers temps, les grandes manifestations sportives internationales ont suscité un engouement sans précédent en Thaïlande, notamment durant le championnat d’Europe des nations en 2000. Il y avait de tout : des hommes politiques dormant sur les bancs du Parlement le lendemain de soirées de football, les gérants de bars de nuit se plaignat d’une baisse de fréquentation les soirs de matches…

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