Quand Salomon Olembe juge le Cameroun

«Je lui ai dit qu’il a un gros potentiel et qu’il faut qu’il travaille », avait souligné le sélectionneur allemand Winfried Schaefer après la demi-finale contre le Mali (3-0, dont deux buts d’Olembe, qui en compte trois au total comme son coéquipier Patrick Mboma et le Nigérian Julius Aghahowa).
Avec une approche du football limpide sur le terrain comme dans les mots, l’ex-Nantais résume l’apport de l’Allemand arrivé il y a quelques mois: « On avait peur qu’il casse la dynamique, la cohésion et les liens entre le staff et les joueurs, qu’il nous apporte la défaite. Il a réussi à se faire respecter et accepter ». « Tactiquement, il n’a pas apporté de grosses modifications, mais il insiste sur le fait de ne pas se focaliser sur nos qualités et d’être plus efficaces », poursuit le nouveau joueur de Marseille. Quand Salomon livre ses jugements, c’est carré, précis et sobre. « C’est un groupe qui arrive à s’accepter, à se supporter, à s’engueuler, à se taper dessus, mais qui reste concentré pendant 90 minutes ». L’interpellation musclée de l’entraîneur des gardiens Thomas Nkono avant la demi-finale contre le pays-hôte de la CAN? « On est habitué. Nous sommes l’équipe à battre. On a eu des problèmes au Nigeria et dans d’autres pays africains. On arrive à se concentrer sur l’essentiel, le jeu ». Après la Coupe d’Afrique, il devra s’intégrer à Marseille, où il n’a disputé qu’un seul match depuis son arrivée au mercato: « ici, je suis avec une équipe qui gagne. On a un moral d’enfer. Est-ce qu’en rentrant à Marseille je vais retrouver cette ambiance, cette concentration et cette détermination? est-ce que je vais réussir à les communiquer à ceux qui ne l’ont pas? », s’interroge-t-il. «Mais bon, je sais qu’il y a beaucoup de professionnels là-bas… »

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