Que la fête commence

La Coupe du Monde, organisée au Japon et en Corée du Sud, débute ce vendredi 30 mai pour 64 matchs et un mois de rêve et d’enchantement. Trente deux équipes s’y affronteront au premier tour. On attend au total environ 3.100.000 spectateurs avec une moyenne de 48.500 spectateurs par match.
Répartis en huit groupes de quatre équipes, les qualifiés disputent un match contre chacun de leurs trois adversaires. Il y a donc six matches par groupe, soit 48 au total pour le premier tour. Pour la première fois, deux pays accueillent conjointement la phase finale de la Coupe du monde de football. C’est aussi la dernière fois. Le match inaugural a lieu à (Séoul, Corée). La rencontre finale, quat à elle, se déroulera à Yokohama, au Japon.
Les deux meilleures équipes de chaque groupe demeurent en lice pour le second tour. A partir de là, on procède par élimination directe. Dix villes coréennes et dix villes japonaises sont les hôtes de cette compétition.
Le coup d’envoie de cette fête du football mondial sera donné par un match d’ouverture des plus attrayants et qui met aux prises le détenteur du sacre de l’édition 1998, l’équipe de France, et les Lions du Sénégal. Un match qui attirera l’attention de tous les férus du football. «C’est un match capital, car il conditionne tout le reste de la compétition», a indiqué Marcel Desailly, le capitaine des Bleus. « Si on perd, c’est qu’on n’aura pas été au niveau. Mais si on gagne, on prendra un ascendant psychologique sur le reste des équipes ». La défaite de l’Argentine championne du monde face au Cameroun à Milan lors de l’ouverture du Mondial 1990 est restée dans les annales. Le premier match d’une Coupe du monde est généralement toujours difficile pour le tenant du titre.
Le continent africain compte bien d’autres Lions…indomptables cette fois. Première équipe qualifiée sur le terrain pour le Mondial 2002, le Cameroun, qui a bien su défendre sa couronne continentale en février dernier au Mali, espère continuer sur sa lancée lors du Mondial asiatique où il sera à sa cinquième participation à une phase finale d’une Coupe du monde.
Les Lions Indomptables tenteront de faire au moins aussi bien qu’en 1990 en Italie où ils avaient atteint le stade des quarts de finale. Le Mondial asiatique sera également une occasion pour les amis de M’boma pour faire oublier leur déconvenue de 1994 et 1998 où ils étaient éliminés dès le premier tour. «Notre groupe n’est pas une mince affaire. Avec un bon travail, je suis persuadé que nous allons réussir une grande Coupe du monde», a assuré l’entraîneur allemand des Camerounais, Winfried Schaefer. L’ossature de l’équipe camerounaise est formée de joueurs de qualité et qui brillent sous les cieux des meilleurs clubs européens, tels que Geremi qui côtoie la bande à Zidane et Figo au Réal Madrid, Samuel Eto’o, la star de Majorque, M’boma (Sunderland), Womé (Bologne)… Cette mission serait toutefois difficile.
Le Cameroun devra croiser le fer à des adversaires de gros calibre, notamment l’Allemagne. Samedi, l’équipe a rendez-vous avec l’Irlande. Les Allemands, quant à eux, affrontent l’Arabie Saoudite qui, avec la Tunisie, restent les seuls à représenter le monde arabe dans cette compétition.
Qualifiée pour la troisième fois consécutive à une coupe du monde et finaliste des cinq dernières éditions de la Coupe d’Asie, l’Arabie Saoudite veut étendre sa suprématie continentale à l’occasion du Mondial-2002 où elle jouera le premier tour dans le groupe E. Son exploit de 1994 aux Etats-Unis reste dans les annales. Elle avait atteint les huitièmes de finale, une performance que les saoudiens tenteront de rééditer. Finaliste de la Coupe d’Asie 2000 qu’il a perdue contre le japon (0-1), le protégés de Nasser Al Johar comptent sur des membres de l’ancien effectif, parmi lequel Sami Al Jaber, déjà présent en 1994. Mais avec l’Allemagne, l’Eire et le Cameroun, les Saoudiens auront fort à faire. La journée de dimanche réserve également aux Africains une rencontre où l’Afrique du Sud affronte le Paraguay dans un groupe qui compte aussi la Suède et l’Angleterre.
Qualifiée pour la seconde fois consécutive aux phases finales de la Coupe du monde. Si les Bafana-Bafana sont considérés deuxième meilleure équipe à l’échelon du continent noir après le Cameroun, ses résultats lors des finales de la dernière Coupe d’Afrique des nations au mali étaient piètres, avec une élimination en quarts finale par le Mali (0-2). Le point fort de la sélection sud-africaine réside dans la qualité des joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs européens.
Développant un jeu à l’anglaise, cette équipe présente une défense à plat, un milieu en losange et un duo d’attaque explosif emmené par Shaun Barlett, désormais capitaine. Des matchs, entre autres, qui promettent bien de sensations pour une Coupe du Monde sur laquelle les yeux de toute la planète seront tournés.

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