Quelle est longue l’expectative !

Brahim Boulami a assisté hier à Lausanne à l’ouverture du deuxième flacon qui contient les prélèvements sanguins qu’il a subis losqu’il a battu le record du monde à Zurich . Le recordman des 3000 mètres steeple était accompagné dans ce test qui engage son avenir par deux docteurs et Aziz Daouda qui représente le ministère de la jeunesse et des sports. Le résultat de l’analyse de ce deuxième échantillon ne sera connu que dans deux jours, soit jeudi ou vendredi. Boulami, qui a toujours clamé son innocence depuis qu’il a été accusé de dopage à l’EPO s’est donné le temps nécessaire pour préparer son dossier. Comme il nous l’avait déclaré dans l’entretien qu’il nous a accordé, tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’a rien ingurgité qui puisse enfreindre les règles antidopage de l’IAAF. Tous les Marocains le croient, mais il faut que l’échantillon « B » soit négatif et surtout que les arguments de défense soient solides. L’EPO est une substance qui est secrétée par le corps humain et les laborantins qui ont effectué l’analyse du premier échantillon ne sont pas exempts d’erreur. Ils risquent donc fortement de confondre la substance naturelle avec celle synthétique qui est un produit dopant. L’analyse du deuxième échantillon sera donc déterminante pour l’avenir de notre champion, encore faut-il qu’elle soit effectuée dans les normes scientifiques requises. Certes, l’IAAF dispose d’un laboratoire reconnu et de scientifiques attitrés, mais il ne faut pas que la suspicion prime sur le rationnel.
Beaucoup de langues se sont déliées pour semer le doute sur le record du monde battu par Boulami. Il existe certainement trop d’intérêts financiers moraux et personnels qui ont poussé certains à jeter l’anathème sur les potentialités physiques et techniques de notre Brahim national. Car comment expliquer cet acharnement sur un athlète qui a, une année auparavant, réalisé une prouesse jamais égalée dans la discipline sans que cela n’éveille les soupçons de personne ?
Ceux qui s’attaquent aujourd’hui à Boulami ont oublié et feignent d’oublier qu’il a battu le record sur les 3000metrs steeple l’année dernière après un long règne des Kenynans. À cette époque, personne n’a parlé de dopage pour la bonne raison que les prélèvements sanguins et urinaires effectués se sont avérés négatifs. Pourtant Boulami avait défrayé la chronique en améliorant son record personnel de sept secondes en l’espace d’une année.
Cet énorme progrès qui ne souffre d’aucun doute scientifique devrait à lui seul jouer en faveur de Boulami aujourd’hui.
Et puis il est difficile qu’un athlète de ce niveau puisse s’adonner au dopage, sachant qu’il subit au moins dix contrôles antidopage par an. C’est dire qu’il y a anguille sous roche qui devrait être, Incha Allah, éclaircie par un test négatif de l’échantillon «B».

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